Justin Timberlake au Stade de France (Paris - 2014)

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Justin Timberlake au Stade de France (Paris - 2014)
En ce samedi 26 avril, jour du premier concert de Justin Timberlake à Paris en 7 ans, la question se pose de savoir si Météo France a fait de bonnes prédictions (de la pluie !) pour cette soirée. Dès 18h30, heure d’ouverture des portes du stade, nous connaissons la réponse avec la tombée des premières gouttes.

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Fines d’abord, celles-ci s’avèrent être plutôt lourdes quelques minutes seulement après que notre petit groupe de six trouve place en fosse or. Faut-il sortir le parapluie au risque de ne rien voir ? Pour l’heure il n’y a pas de quoi contempler si ce n’est la grande structure blanche installée sur la scène. Nous n’hésitons pas longtemps car nous commençons à mouiller malgré les anoraks que nous portons déjà, voire des ponchos pour certains…

Les organisateurs du concert diffusent de la musique pour nous faire passer plus agréablement ce moment redouté. Mais, en dépit de nos craintes de voir ce concert pourrir, nous ne crispons pas notre sourire et faisons pétiller nos yeux qui ressortent de nos tenues de camouflage.

DJ Freestyle Steve prend les platines vers 19 heures. Il enchaîne les classiques R’n’B/groove et nous commençons a bien remuer surtout lorsqu’un beau rayon de soleil pointe finalement de son nez, marquant la fin de cette heure très pluvieuse.

Katy Perry (avec "Dark horse"), Beyoncé, Chris Brown, Snoop Dogg, Kanye West, Robin Thicke… Les meilleurs instrus hip hop sont mixés à la perfection et défilent rapidement. Le dj américain passe peu de dance mais s’autorise Calvin Harris et Showtek ("Booyah"). Bien sûr, "Umbrella" de Rihanna est de circonstance et nous fait voir les choses avec humour.

Le dj accepte avec le sourire de prendre la pause avec tous ceux qui lui montrent leurs téléphones ou appareils photos pour illustrer ce moment. Il sera au VIP Room ce soir pour l’after concert party. L’homme nous montre quelques bracelets colorés qu’il a dû accrocher au poignet de quelques heureux (heureuses !) élus ; ceci bien que nous ne l’ayons pas vu le faire alors qu’il rend les platines vers 20h30 après le "Happy" avec Pharrell Williams.

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21 heures. Le show commence vraiment avec l’arrivée de Justin Timberlake qui chante Pusher love girl a cappella. En nœud de papillon et smoking Tom Ford, seul dans un premier temps, la star américaine est très vite rejointe par sa troupe de musiciens et de choristes. Une vingtaine de personnes sont sur scène à ses côtés, derrière leurs instruments pour les uns ou derrière leurs pupitres aux initiales JT pour les autres. Sans oublier les quelques danseurs.

Dès ce premier morceau mais en particulier sur Rock your body (chainé après Gimme what I don’t know qu’il interprète dans une quasi-obscurité), Justin interpelle son public français, joue avec son pied de micro et multiplie les pas de danse. Les chorégraphies sont assurées, il a toute la maîtrise et le charisme nécessaire. Ça swingue au Stade de France !

Le public est aux anges et se fait entendre sur son tube Like I love you, puis sur le puissant My love avec son intro piano/voix alors que la pluie fait son grand retour. C’est moins drôle car nous craignions le pire, le concert venant de commencer.

Décidés à profiter coûte que coûte de notre soirée, nous oublions vite ces gouttes. Avec nos capuches, la gêne s’estompe vite et nous sommes tout enjoués lorsqu’arrive son récent single, TKO, avec lequel il électrise la foule. En clin d’œil, nous avons droit à un petit passage de "Singing in the rain". "J’aimerai parler en français avec vous ce soir mais mon français est… merdique ! Pardon s’excuse-t-il.

A cappella, il se met à chanter l’excellent et énergique Summer love, extrait de "FutureSex/LoveSounds", tout comme Love stoned sur lequel il danse avec sa bande. Puis, celle-ci le laisse seul devant de belles images de synthèse.

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Un piano blanc est déposé sur scène. Justin s’y installe en échangeant quelques mots avec son public. C’est l’intro d’Until the end of time. Cette ballade qui figure également sur son avant dernier album, donne l’occasion au public de rallumer son portable pour faire scintiller le stade. Sur le décor sont projetées des images live, dont celles de ces deux duos de choristes à chaque extrémité de la scène.

Seul en scène désormais, le crooner se lève pour chanter le refrain d’Holy Gray, splendide partie vocale de son duo avec Jay-Z. Sans transition, il enchaîne avec Cry me a river. Sa troupe le rejoint seulement après l’intro. Après une nouvelle chorégraphie avec ses danseurs, ses musiciens incorporent "Kashmir" de Led Zeppelin, pour une partie rock explosive. Ce "Cry me a river" est un titre de circonstance même si la pluie commence s’estompe enfin… mais les gouttes continuent à couler du haut de la scène pour atterrir dans les cheveux de Justin.

Une voix off nous annonce une pause de 10 minutes. Les techniciens sèchent la scène et nous croisons les doigts pour que les nuages déposent leurs gouttes ailleurs.

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Le mécanisme de précision qui illustrait l’album "The 20/20 Experience" (titre de cette tournée), fait son apparition dans le visuel projeté sur le décor alvéolé. Pour la reprise du spectacle, nous sommes dans la mécanique interne d’un appareil photo. Justin réapparait ensuite sur scène mais on le verra à peine sur Only when I walk away. C’est un déluge de lasers sur de gros plans filmés du visage de la star que nous sommes emmenés à contempler maintenant.

Justin Timberlake, qui porte désormais une veste bleue, prend alors le temps de s’installer avec son band qu’il n’oublie pas de présenter. "Nous sommes JT and the Tennessee Kids" ! nous dit-il avant de confesser "Si un jour vous m’aviez dit que j’aurais chanté au stade de France… " You are fucking incredible" ! "Are you drunk" ? plaisante-t-il avant de préciser que le morceau suivant est sur l’alcool. L’ex-N Sync prépare sa guitare en bandoulière pour le très bluesy Drink you away. Nous pouvons ainsi nous rendre compte de l’évolution de sa carrière musicale.

Ce nouveau visuel est très stylé. Il est composé d’images live sur lesquelles des effets de fumée bleues sont projetés. Toujours aussi design, mais c’est surtout plus sexy pour le titre qui vient ensuite. Interprété seul en scène, c’est de Tunnel vision dont il s’agit ; sa mise en image est aussi sexy que le clip pouvait l’être.

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Le live se poursuit avec un autre tube de Monsieur Timberlake. Derrière son piano sans queue, Justin nous fait chanter Señorita avec lui. L’ex-fiancé de Britney Spears s’éclate avec sa bande et nous démontre également que ce qu’il propose est nettement supérieur aux spectacles proposés par la diva des tabloïds.

Les rythmes latinos mettent tout le monde d’accord ensuite. C’est Let the groove get in, excellent morceau présent sur la première partie de son dernier album qu’il réchauffe le Stade de France, en cette période d’avril pourtant pas des plus chaudes.

La trouvaille de cette tournée, c’est la partie mobile de la scène qui va le conduire tout près des gradins tant elle est longue. Accompagné de ses choristes, le gentleman se balade sur la centaine de mètres qui séparent les spectateurs du côté droit, de ceux à la gauche de ce grand stade.

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Il y a une dizaine de minutes (sur "Drink you away"), Justin nous a fait penser à Elvis Presley. Il retrouve maintenant sa guitare pour reprendre l’un de ses titres (Heartbreak hotel) avant de remercier le king of rock’n’roll, en plein coeur du Stade de France. Seul en scène, Justin savoure l’instant en s’enfilant un shot d’alcool dans une ambiance musicale digne d’un club de jazz.

Nous préférons pourtant le titre proposé ensuite, Not a bad thing, qui est en fait son tout dernier single, ainsi que le suivant (Human nature) qui est un autre hommage, cette fois à Michael Jackson... le king of pop ! Signalons aussi que Justin a déjà travaillé avec la Queen of pop : Madonna !

Ses choristes sont de retour ensuite pour l’excellent What goes around en acoustique… refrain que le public reprend en chœur tout en assurant un très bel effet avec les lumières des portables.

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Avec le groovy Take back the night, Justin continue de défendre son dernier album, une réussite produite par Timbaland. Les cuivres se font entendre dans le Stade de France. Le public frappe des mains. Lui et sa troupe dansent sur la passerelle qui fait son retour vers la scène principale. Entourée de ses danseurs, il enchaîne avec Murder et Suit & Tie, également extraits du dernier album aux sonorités à la fois rétro et modernes dans la production avec laquelle il a fait son grand retour en 2013. Le gentleman danse sur scène et dans la vidéo qui l’accompagne. La grande classe !

Le final approche et Justin nous a gardé du lourd, dont Sexy back. Le beat est lourd, les lasers quadrillent le Stade et toute la troupe est mobilisée autour de Justin. Lui-même se donne à fond sur la chorégraphie. Déjà plus de deux heures que le spectacle a commencé et le public est vraiment chaud, tout en sachant que la fin approche et que c’est maintenant ou jamais qu’il faut en profiter. De gros applaudissements sont réservés à la star sur le final.

Nous pensons devoir attendre quelques minutes avant le rappel, mais à peine une poignée de secondes plus tard, Justin Timberlake fait déjà son retour sur scène. C’est avec Mirrors qu’il vient clôturer son spectacle à 23h20.

C’est l’un de ses derniers tubes et le refrain est suffisamment fort pour que tout le public se mette à le chanter avec lui. Les musiciens font également du bon travail pour ce final. Justin les remercie et nous invite à applaudir JT and the Tennessee Kids une dernière fois. Il s’incline à plusieurs reprises pour remercier son public. Le jeune homme file ensuite au fond de la scène et nous salue avant de quitter la scène.Malgré une pluie qui nous aurait bien fait faire demi-tour si ce n’avait été la soirée de Justin Timberlake, ce spectacle aura été un vrai plaisir pour le public venu nombreux. Le stade n’était pas tout à fait complet mais le public est reparti heureux. Aucun temps mort entre les chansons ; elles ont été enchaînées les unes à la suite des autres, comme si elles étaient mixées. Justin était parfait en chante et en danse. Le chanteur nous a montré qu’il fait partie des grands. Il a eu raison de revenir à la musique.

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1. Pusher love girl
2. Gimme what I don’t know/Rock your body
3. Future Sex Love Sound.
4. Like I love you
5. My love
6. TKO
7. Summer love
8. Love stoned
9. Until the end of time
10. Holy Gray
11. Cry me a river
(Entracte 10 min)
12. Only when I walk away
13. Drink you away
14. Tunnel vision
15. Señorita
16. Let the groove get in
17. Heartbreak hotel
18. Not a bad thing
19. Human nature
20. What goes around
21. Take back the night
22. Murder
23. Suit and tie
24. Sexy back
25. Mirrors





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Site officiel de Justin Timberlake

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