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Christophe Willem à l’Olympia (Paris - 2012)

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Christophe Willem à l’Olympia (Paris - 2012)
Ce 22 mai, Christophe Willem se produisait à l’Olympia dans le cadre de sa nouvelle tournée Sessions, qui passera tout l’été dans une vingtaine de Casinos Barrière. L’occasion nous était donnée de voir sur scène l’heureux gagnant de la Nouvelle Star en 2006. Ayant adoré son dernier album, Prismophonic, nous nous devions de voir ce talentueux artiste sur scène.



20h40. Nous découvrons le décor d’une citée urbaine endormie pendant la première minute d’introduction. Alors que quatre faisceaux lumineux nous éclairent et qu’un laser balaye la scène, nous sommes plongés dans cette ambiance nocturne parmi les immeubles.

Les musiciens arrivent, puis c’est au tour de Christophe Willem de faire son entrée dans l’ombre pour le premier titre Je rejoins la scène, gravé sur son dernier opus. Le public l’écoute sagement avant de l’accompagner et de frapper des mains ensuite. Côté sonore, le timbre de voix du garçon est parfait. Côté visuel, c’est très beau aussi, et surtout avec les bracelets de couleurs distribués par le fan club à l’entrée.

"Est-ce que ça va ?" nous demande Christophe alors que la lumière rouge vient illustré le morceau suivant, L’amour me gagne. Oui ! La cible est touchée pour reprendre les paroles de cette jolie chanson. Le public est déjà sous son charme et l’artiste en est reconnaissant lorsqu’il s’assied sur la rambarde pour faire chanter un fan placé tout devant.

Le chanteur retire sa veste. Positionne son tabouret. Boit durant l’intro du morceau suivant. C’est Le temps qu’il reste sur lequel les bruits de l’horloge se font entendre et alors que le laser balaye la fosse de l’Olympia où a pris place un public vraiment participatif.

"On s’est dit : Le jour où l’on revient sur cet album, ça va péter !" nous lance-t-il en plaisantant sur le temps qu’il faut pour se préparer (avec l’âge). Puis, il présente son équipe de musiciens, tout nouveaux tout frais. Il commence par Sarah de Courcy, Simon Tessier à la batterie et termine par Chris Ketley aux synthés.

Puis, le chanteur demande au technicien d’éclairer toute la salle car il veut affronter le haut de l’Olympia au bas. Christophe nous fait chanter à la manière de vocalises. C’est très drôle et Christophe se lâche dans le côté queer.

"Quand on parle d’ennemis... Ouah, il va falloir faire beaucoup de bruit" ! C’est Ennemis in L.O.V.E. à l’intro intéressante et aux lumières superbes, dans les tons rouges, orangés. La structure du morceau a été revue pour cette tournée. Le petit gimmick est plus incisif. Les arrangements sont réussis, plus electro-rock et psyché. Christophe donne toute son énergie, il envoie vraiment sur ce morceau.

"Je veux voir tout le monde bouger" nous lance-t-il alors que le voyage se poursuit dans la même énergie rock-psyché. Christophe continue d’explorer son nouveau disque avec Automatik. Le morceau était excellent en version studio ; en live, il sonne différemment mais est toujours aussi puissant. Le public l’accompagne dès l’intro en frappant des mains... et en reprenant les paroles en chœur.

"Est-ce que vous êtes prêts" ? nous demande l’artiste avant la venue de sa complice Zaho, qui lui a composé plusieurs titres pour son album Prismophonic, et notamment leur duo Indélébile. Les lumières jaunes sont, là aussi, superbes.



"Qu’est ce que je l’aime ce garçon" ! dit Zaho alors que Christophe est heureux et un peu en panique quand même car c’est la première, ce soir. Il est touché qu’elle ai accepté d’être présente pour cette date parisienne. "C’est une très belle âme..." Ils s’embrassent avant que la chanteuse ne rejoigne les coulisses.

Christophe prend ensuite place sur une chaise haute, en toute simplicité pendant l’introduction un peu indienne du titre suivant. C’est au tour d’Entre nous et le sol, avec des lumières orangées qui cette fois viennent du sol. Après une première partie consacrée à son nouvel album, Christophe Willem fait un retour sur Caféine, album qui contient notamment ce cover de Britney Spears.

Le live se poursuit avec une musique très psychédélique et Christophe, derrière son pied de micro, alterne le français et l’anglais pour Sensitized accompagné de sa choriste à la voix superbe et qui complète à merveille celle de Christophe. C’est un morceau de Kylie Minogue, que Christophe a repris sur son album Caféine, en compagnie de la chanteuse australienne, elle-même. Les musiciens font un travail remarquable sur ce morceau.

A 21h35, une voix off nous annonce un break de 20 min. Cela va permettre à Christophe de reposer sa voix qui a été de très bonne qualité sur cette première partie qui a quand même manquée de tubes.

Le spectacle reprend avec des percussions et un solo de batterie. Christophe Willem revient en dansant pour Bombe atomique, dans sa petite veste en cuir. Il y incorpore quelques éléments de "They don’t care about us" de Michael Jackson, à qui Willem souhaite rendre hommage ce soir.

La Nouvelle Star passe directement à Berlin, avec un public qui sautille à fond sur le sol de l’Olympia tout à fait approprié. L’énergie est excellente et Christophe remercie d’ailleurs son public. "Est ce que vous allez bien ?" nous demande-t-il ensuite tout en précisant "on passe un super moment avec vous !" C’est la dernière partie du concert. "Vous allez voir, ça va s’enchaîner... Il va falloir du souffle, je dis ça pour vous !"

"C’est ma troisième tournée, je suis aux anges car vous êtes à fond !" alors qu’un faisceau blanc quadrille l’air. "Cette année, j’ai 29 ans. C’est la crise ! Oui, c’est toujours le gingembre qui me suit !" plaisante-t-il ensuite. Il précise alors : "Juste pour vous... une version un peu différente..." tandis qu’il retire sa veste sur l’intro très dépouillée de Jacques a dit. Ses fans chantent à tue-tête.

Nous l’écoutons jusqu’au bout... avant son ovation. "C’était pas prévu qu’une larme coule..." prend-t-il la peine de préciser. "C’est important de recevoir autant d’amour que ce que vous me donner."

Puis, l’artiste évoque les répétitions et notamment ce jour où il préparait cette partie acoustique à Monaco. "Whitney Houston, que j’adorais, fait partie des gens qui m’ont donné envie de faire de la musique. Cela se décuple quand les gens ne sont plus là ! Elle était humaine et une vraie artiste. Ce titre nous parle après sa mort..." et Christophe enchaîne avec une version très épurée du classique I wanna dance with somebody.

Chris fait rugir sa guitare, Sarah de Courcy a droit à un petit solo sur le "Forgets me not" de MIB puis Christophe Willem reprend un classique Madonna. L’artiste danse sur l’intro d’Holiday, morceau excellent dans la version live proposée.

"Est-ce que vous êtes chauds ce soir ?" demande-t-il sur l’intro du titre qui sonne très Martin Solveig. C’est bien sûr Cool et ses oooh oooh oooh oooh qu’il va se faire un plaisir d’étirer sur cette version remix qui monte-qui monte ! C’est le premier tube de son dernier CD et tout le monde devient crazy. Le sol de l’Olympia tremble encore plus.



Alors que l’on croit le morceau fini, le jeune homme revient pour terminer ce morceau dans une ambiance club. C’est l’apothéose, il est en transe et en parfaite communion avec son public, qui applaudit à tout rompre à la fin de ce délire.

La salle est plongée dans le noir quelques instants et les musiciens envoient la musique suivante. Le son live est parfait, puissant comme s’il était joué en club. C’est La demande, qu’il extrait aussi de Caféine. Sa voix est très aigue dans les montées et elle contraste totalement avec le son dark de ce morceau.

Retour aux gros tubes ensuite avec l’euphorisant Double Je sur lequel tout le monde chante et danse. Là aussi, le son est clubby, bien speed et monte très haut. Il est, en outre, bien mis en lumière avec ces rayons qui balayent les airs.

Christophe revient maintenant à son dernier album avec l’un des morceaux les plus forts de ce CD. Il a tout bien retravaillé pour le live car rien ne sonne comme dans les versions studio. C’est Starlite avec son sample de Chaka Khan ici joué en live dans une version tout aussi explosive... et reprise en chœurs par le public. Ce sera le troisième single de l’album.

"Merci infiniment pour cet accueil réservé ce soir." Sous les applaudissements, le jeune homme, toujours pieds nus, remercie aussi son équipe artistique et technique… ainsi que ses parents. "J’espère que vous avez été embarqués très loin..." nous dit-il.

Dans le noir, Christophe en profite pour saluer l’une de ses compositrices, Tina Harris, qui est présente ce soir dans la salle. Il évoque la chanson suivante, Jamais dû, en nous disant qu’il va la jouer en acoustique. "C’est une version particulière et j’espère qu’elle va vous apaiser." Assis sur sa chaise haute, il l’interprète en gardant un œil sur ses notes.

La star présente la chanson suivante en disant qu’il y a un autre titre dans lequel je me dévoile un peu plus, c’est Si mes larmes tombent, très belle et puissante ballade présente sur Prismophonic. Christophe nous fait nous asseoir car il va passer entre nous (en pleine fosse) et va monter là haut, jusque dans les gradins à la rencontre de son public. C’est courageux pour une tête d’affiche et cela nous rappelle que Gwen Stefani et Flo-Rida avaient fait à Bercy.

Il marque ensuite une petite pause à 23h05. Le jeu de lumière quadrille ensuite les airs pour la ballade Falling qui clôturait déjà son album et qui a été choisie comme outro à ce spectacle. Ce sera encore une occasion de profiter de sa maîtrise vocale, une dernière fois car il nous salue en quittant la scène à 23h15.

Setlist de Christophe Willem à l'Olympia :


- Je rejoins la scène
- L’amour me gagne
- Le temps qu’il reste
- Ennemis in L.O.V.E.
- Automatik
- Indélébile
- Entre nous et le sol
- Sensitized
- Bombe anatomique / They don't care about us
- Berlin
- Jacques a dit
- I wanna dance with somebody
- Heartbox / Forgets me not (MIB)
- Holiday
- Cool
- La demande
- Double Je
- Starlite
- Jamais dû
- Si mes larmes tombent
- Falling

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Mise à jour : Christophe Willem reviendra pour une nouvelle session à l’Olympia le 20 novembre 2012.

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