Direction Mannheim pour revivre les plus grands succès des années 90, la décennie la plus cool de tous les temps ! 10 000 personnes réunies sur deux pistes de danse : Dancefloor et Ravefloor.
Sunshine Live invite Blümchen, Masterboy & Beatrix Delgado, Touché, Loona, Sqeezer, Milli Vanilli (Fab Morvan), Fun Factory, Alice DJ, Bellini, Magic Affair, Culture Beat, Captain Jack, Charly Lownoise, DJ Raw fka Dune sur la scène Dancefloor de Die 90er Live on stage.
Au cours de cette soirée placée sous le signe de la nostalgie, nous avons eu le droit aux tubes eurodance que nous fredonnons tous encore aujourd'hui, en 2025.
Masterboy a été très bon même si un peu short pour un show estampillé 35 ans. Blümchen a livré une prestation en demi-teinte, quoiqu’un peu audacieuse et surtout unique puisque c’est sa toute dernière apparition en tant que ravergirl, sauf changement d’avis à venir. Loona et Captain Jack ont été réjouissants aussi même s’ils ont joué plusieurs reprises. De manière générale, les groupes 90s invités ont joué trop de reprises d’autres artistes, alors qu’ils ont pourtant d’autres morceaux connus et tout à fait jouables. Cela a été un plaisir de revoir Fun Factory et Magic Affair sur scène, et surtout de voir enfin Milli Vanilli dont nous avions apprécié le biopic au cinéma cette année.
Avouons-le l’ambiance était un peu moins forte avec ce golden VIP (nouveauté 2025 à 299 €) juste devant la scène. Pour les prochaines éditions, nous conseillons à la production de prévoir une avant-scène pour que les artistes viennent plus près du public en fosse. Remonter la scène serait une bonne idée aussi ; celle-ci était un peu basse.
Quelques artistes pourraient nous décider à revenir à Mannheim : Daisy Dee de Technotronic, Kelly O de Cappella, T-Seven de Mr President, Turbo B de Snap!, Tina Cousins, Kayo Shekoni (Le Click & La Bouche), Natascha Wright (ex-La Bouche), Jessica Folcker, CB Milton, Nana, 666, Brooklyn Bounce, J.K., Regina, Joy Salinas, Livin’Joy, Black Box, Heather Small de M.People, The Outhere Brothers, 740 Boyz, Divas of Dance avec Anita Doth, DesRay, Linda Estelle, … entres autres !
Un drone survole la salle, la filme, puis s’approche jusqu’à se placer au-dessus de la scène.
Le public allume les lumières des smartphones sur le fédérateur « L’amours toujours » (1999) de Gigi d’Agostino ; l’italien a droit à un deuxième titre diffusé en peu de temps.
19h57 le spectacle va pouvoir commencer officiellement. Le logo du show apparaît en triple et une voix off lance un Hallo Mannheim, invitant la foule à se manifester. Un petit film est diffusé et le logo de Sqeezer apparaît alors qu’éclate un jet de confettis.
Sqeezer
Six danseuses vêtues en blanc investissent la scène de la Maimarkthalle, sur une longue intro techno.
Le trio composé de Xenia, Andy et Pravit fait son entrée en interprétant Blue jeans 2025, nouvelle version du succès de Sqeezer 1996.
Ce nouveau line up est mené depuis mars dernier par Princess Xenia of Saxony. Andy est un membre historique de Sqeezer. Quant à Pravit, c’est un ancien danseur de Sarah Connor et (spoiler !) on va le revoir sur cette même scène tout à l’heure.
La chanteuse tout en strass et body noir, et ses deux compères vêtus en blanc, enchaînent avec Sweet kisses 2025 sur le même tempo dance, puis avec le beaucoup plus pop Saturday night, qui n’est pas une reprise de Whigfield mais un de leur single sorti en 1997.
Les 12 danseuses restent sur scène alors que Sqeezer interprète la ballade Without you. Moment d’émotion. A la fin, un message hommage apparaît sur l’écran avec une photo du regretté Jim Reeves (1968 – 2016). Il a été membre de Sqeezer de 1995 à 2016, et est décédé dans de sombres circonstances.
Beaucoup plus fun, Sqeezer reprend l’immense Freed from desire de Gala. Sympathique, mais plutôt qu’une reprise, nous aurions apprécié qu’ils nous chantent leur "Hot ski" ou bien "Tamagotchi (Tschoopapa...)".
Dankeschön !
Setlist de Sqeezer
Blue jeans 2025
Sweet kisses 2025
Saturday night
Without you
Freed from desire
Ambiance soleil ensuite avec Dj Falk qui revient jouer « Mysterious girl » de Peter André alors que sept danseuses et un danseur sont sur scène, également sur « We’re going to Ibiza » des Vengaboys, « There’s a party » de Dj Bobo, « Coco Jamboo » de Mr President et « La vida loca » de Ricky Martin.
Hallo Mannheim ! scande la voix off pour annoncer la séquence suivante avec un extrait du film Retour vers le futur avec un montage, au rythme heureusement plus efficace que celui du slideshow de tout à l’heure.
Super….
Pluie de confettis et extrait du clip « Samba de Janeiro » pour nous annoncer la venue imminente du groupe Bellini. Hello Sunshine Live ! Une voix off nous demande si nous sommes ready for Bellini.
Bellini
Dans sa tenue à strass et à plumes noires, et sa grande coiffe argentée, Dandara Mira débarque sur scène entourée de deux danseuses brésiliennes. Egalement en tenues courtes, celles-ci portent du fluo, que ce soit leur body à franges jaunes que leurs coiffes vertes.
Sur leurs talons hauts, elles ambiancent le public avec des reprises aux sonorités brésiliennes, telles que : Festa (Olélé olala) et Magalenha de Sergio Mendes, …et l’on croit reconnaître : Bahía samba de Georgie Dann, et Brazil (La la la la) des Vengaboys.
C’est l’heure du Samba de Janeiro, hymne international de Bellini, qui reprend la mélodie d’un morceau brésilien d’Airto Moreira. Bellini a bien fonctionné en France en 1997 et s’est d’ailleurs produit dans l’hexagone en juillet dernier, c’était au Festival Poupet Déraille. Le public français devait être au moins aussi chaud que les allemands ce soir dès que les premières notes de ce morceau hyper festif ont fusé.
Quoi de mieux que d’enchaîner sur La macarena maintenant, a cappella tout d’abord, puis en version dance. Dandara a allégé sa tenue de quelques plumes et se déhanche entourée de ses deux danseuses en jupes jaune fluo devant les images du clip de Los del Rio, duo espagnol qui a popularisé ce morceau en 1996.
Sans transition, le public chante avec elle sur Mas que nada (de Jorge Ben Jor), Tic tic tac (de Carrapicho), et plus surprenant dans ce medley Life is life (d’Opus). Nous reconnaissons aussi Ai se eu te pego de Michel Teló, Aserejé de Las Ketchup, La camisa negra de Juanes et Despacito de Luis Fonsi.
Alors qu’on pensait terminé le medley de reprises soleil, Bellini enchaîne avec Break my stride (de Matthew Wilder / Blue Lagoon) et Sweat la la la long d’Inner Circle.
En toute logique, nous avons maintenant droit à La Lambada de Kaoma. Dandara signale qu’une danse en polonaise (la chenille) débute en place en golden circle.
Le bal des reprises se poursuit avec Volare (Nel blu, dipinto di blu de Domenico Modugno), Outro lugar (de Salomé de Bahia), Suavemente (d’Elvis Crespo), le plus récent Pepas de Farruko, Danza Kuduro de Lucenzo, Oye como va (de Tito Puente), Yo soy cubano de Chakachas, Maria (un-dos-tres) de Ricky Martin, et enfin Let’s go to Rio sur l’air de Ritmo de la noche (de Chocolate/Lorca).
Bellini nous a carrément joué un best of des tubes de l’été ! Près de 20 et peu importe qu’ils soient des 90s ou pas ! Tant qu’à faire nous aurions bien aimé un Garcia avec « Kalimba de luna » par exemple ou Hot Banditoz avec « Veo veo » … mais peut être que Loona s’en chargera tout à l’heure.
Nous sommes un peu déçus de cette setlist et n’aurons même pas le droit à une reprise de Samba de Janeiro, dommage !
Nous aimons aussi de Bellini, mais ne les avons pas entendus ce soir (sauf erreur) : Carnaval et Samba do Brazil.
Setlist de Bellini
Festa (Olélé olala)
Magalenha
Bahía samba
Brazil (la la la la)
Samba de Janeiro
La macarena + Mas que nada + Tic tic tac + Live is life + Ai se eu te pego + Aserejé + La camisa negra + Despacito
Break my stride + Sweat la la la long
La Lambada + Volare (Nel blu, dipinto di blu) + Outro lugar + Suavemente + Pepas + Danza Kuduro + Oye como va + Yo soy cubano + Maria (un-dos-tres) + Let’s go to Rio
Il est 21 heures. On continue avec des reprises, puisqu’apparemment on n’en a pas encore eu assez ! Les sept danseuses reviennent sur « Tearin’ up my heart » de N’Sync ; s’en suit un medley boysband, avec leurs titres les plus dansants.
Fun Factory
Une pluie de confettis s’abat sur la scène alors qu’est diffusé un petit film composé d’images d’archives et dans lequel résonnent des brides de leurs tubes Celebration, Doh Wah Diddy, I wanna Be with U et Don’t go away.
Let’s go ! Les quatre membres de Fun Factory font leur entrée sur l’enjoué I wanna B with U, sous le regard du public tandis que leur logo s’affiche en blanc sur l’écran situé au-dessus d’eux.
Balja apparaît vêtue d’un teddy bleu aux manches blanches, porté sur une tenue en cuir et complété par des bottes noires. Les garçons, quant à eux, arborent un style sportwear, avec de larges shorts et t-shirts bleu marine.
Balja (Balca Tözün) est accompagnée sur scène par ses acolytes Smooth T. (Toni Cottura), Steve (Stephan Browarczyk) et Ski (Anthony Freeman). Ce line up est l’original à l’exception de Ski arrivé en 2013. Le quatuor a retrouvé le nom de Fun Factory l’année dernière après avoir évolué sous les appellations The Originalz (en 2013) et S.T.S.B. (de 2022 à début 2024).
Balja retourne en coulisses tandis que les trois hommes toastent avec puissance les Oh o o o oh ooh du Seven Nation Army de White Stripes, sous l’œil attentif d’un drone, qui survole la scène.
La chanteuse revient vite après avoir retiré son teddy, et chante a cappella avec le public Celebration (le refrain seulement !) ; mais pour le pur son eurodance c’est avec Close to you que le groupe nous régale ensuite. Voix puissante en playback de la chanteuse et toasts des garçons calés sur les BPM eurodance (Close 2 Ragga mix).
Une voix off lance Are you ready to experience the world of Fun Factory ? S’en suit une séquence mêlant plusieurs airs connus, de registres différents, tels que l’urbain « Low » de Flo Rida, les 80s pour le « Sweet dreams » d’Eurythmics, The next episode de Dr Dré (tout le monde les bras en l’air !), « Sweat (A la la la la long) » d’Inner Circle (que Bellini venait de reprendre !), puis « YMCA » des Village People… peu inspiré de nos jours vu l’actualité américaine !
Le charismatique Toni Cottura apporte encore une fois sa testostérone en reprenant « I like to move it » de Reel 2 Real A noter, The Madstunt Man était sur cette même scène l’an passé.
Toni toaste aussi la mélodie de Stand by me, le classique de Ben E. King, que Balja interprète avec douceur mais sans aucun rapport avec les 90s. Une interprétation 100 % live assurément !
Fun Factory opère un retour à un beat de dance actuelle avec un mash-up surprenant : Na Na Hey Hey Kiss Him Goodbye (popularisé par Steam) en introduction à leur tube Doh Wah Diddy, reprise du classique des Exciters. Le morceau évolue rapidement vers une sonorité électro assumée, tandis que le groupe alterne habilement entre Na Na Hey Hey et Doh Wah Diddy, créant un va-et-vient énergique entre les deux titres sur une base résolument électro.
Les Fun Factory mettent toujours de l’ambiance sur scène. Nous les avions vu ici à Mannheim en 2015 et à Cracovie l’année dernière.
En général, ils interprètent Don’t go away, Take your chance et/ou Pain, trois tubes qu’on aurait apprécié d’entendre ce soir a minima en medley. On n’attend pas de Fun Factory des reprises, et encore moins de Village People !
Setlist de Fun Factory
I wanna B with U
Celebration (a cappella)
Close to you
Low / Sweet dreams / The next episode / Sweat (A la la la la long) / YMCA
Stand by me
Doh Wah Diddy (Na na hey hey kiss him goodbye)
21h30. Retour des sept danseuses dans de nouvelles tenues et pour un nouvel interlude sur Insomnia de Faithless ; suivi des plus grands tubes de l’eurodance : What is love, Sing hallelujah, The power, Sweet dreams, Mr Vain et No limit.
Freunde der 90er ! La vidéo pleine de nostalgie nous montre différents jeux de l’époque ainsi que du tunning de voitures.
Touché
À 21h37, le boysband allemand Touché monte sur scène pour interpréter This goodbye is not forever, titre produit par Dieter Bohlen (Modern Talking), présenté ici dans un nouveau mix dance.
Six danseuses entourent les quatre membres du groupe, tous vêtus de noir : trois portent des vestes de costume, tandis que le quatrième se distingue par un manteau à fourrure.
Touché se présente ce soir en quatuor, une configuration adoptée depuis leur retour en 2018, après être passés de cinq à quatre membres à la grande époque. Parmi eux, Pravit_a, du groupe Sqeezer aperçu plus tôt dans la soirée, occupe ici davantage un rôle de danseur que de chanteur.
Le chant repose principalement sur Martin Scholz, leader du groupe, reconnaissable à ses lunettes de soleil, qui porte l’essentiel de la performance vocale.
Touché passe directement à un titre plus pop I can’t get no sleep sur lequel les garçons livrent quelques mouvements chorégraphiés.
Des reprises ? Forcément ! Le groupe enchaîne avec un medley hommage aux boys bands, emmené par le très énergique Everybody get up de 5ive, interprété avec les six danseuses et bâti sur un clin d’œil à I Love Rock ’n’ Roll de Joan Jett. S’y succèdent ensuite Backstreet’s back des Backstreet Boys, Tearin’ Up My Heart de ’N Sync, puis Let me entertain you de Robbie Williams. Martin, reconnaissable à ses lunettes, assure les parties chantées principales, tandis que les autres membres se chargent des chœurs.
Et que serait un boysband sans sa part d’émotion pour les jeunes filles de l’époque ? Le rythme ralentit alors avec Dinner in Heaven, une ballade mid-tempo qui marque une pause plus sentimentale au cœur du set.
Touché termine son set avec un morceau dance qui est également une reprise Relight my fire de Dan Hartman (1979) et popularisé par les Take That en 1993.
Il est 21h56 lorsqu’ils quittent la scène assez discrètement, saluant le public d’un simple « Dankeschön ».
La prestance scénique des Touché est loin de nous avoir convaincus, qui plus est avec seulement deux membres du line up original nous semble-t-il. Quant à leur setlist, ils auraient pu défendre aussi « Heaven is for everyone » et « Kids in America ». Ils étaient aussi plus à même de reprendre YMCA que Fun Factory tout à l’heure.
Setlist de Touché
This goodbye is not forever
I can’t get no sleep
Everybody get up / Backstreet’s back / Tearin up my heart / Let me entertain you
Dinner in heaven
Relight my fire
Le personnage comique de Mister Bean apparaît en vidéo puis sur scène - ou plutôt son sosie, déjà aperçu ici il y a quelques années. Il s’amuse notamment à tirer la langue à travers une photo du Roi Charles III, entre autres mimiques et tours de magie. Habitué de cette soirée, il se produit sur Magic moments de Perry Como, avant d’enchaîner sur un morceau plus urbain. Au final, il s’agit d’un numéro plutôt réussi.
Magic Affair
22h02 Le logo de Magic Affair apparaît sur la scène de Die 90er live on stage. Deux personnages géants, vêtus de noir et constellés de LEDs vertes, font leur entrée sur scène. L’introduction démarre sur un son puissant, tandis que des lasers quadrillent la Maimarkthalle. Deux jeunes femmes agitent des drapeaux à l’effigie du groupe. Sur les platines, un long panneau affiche le logo vert de Magic Affair.
Franca Morgano fait son entrée sur scène vêtue d’un blouson argenté, laissant apparaître un t-shirt blanc orné d’une imposante tête de mort en strass, complété par des chaînes à la taille. À ses côtés, NiTro, son fidèle compère depuis 2013, est reconnaissable malgré sa capuche : casquette noire, chaînes argentées autour du cou, et une tenue intégralement noire fidèle à son style.
La chanteuse et le rappeur interprètent Give me all your love, dans une version légèrement remixée : Franca y ajoute quelques bribes de No limit (de 2 Unlimited), qui renforcent l’impact du morceau.
À l’arrière de la scène, quatre danseuses viennent s’ajouter aux deux déjà présentes, accentuant l’énergie visuelle du show.
Le duo enchaîne avec un autre tube eurodance In the middle of the night. Leur team contient deux danseurs additionnels, soit huit danseurs/ses au total. Ils portent un t-shirt noir avec le logo blanc à l’effigie du groupe.
Pour ceux qui auraient oublié le nom du groupe, il s’affiche sur une photo avec un omniprésent QR code appelant à suivre ce dance-act sur les réseaux sociaux.
Lorsque retentit leur tube Omen III, le public exulte immédiatement. NiTro assure au micro avec un rap solide et maîtrisé. Franca Morgano, en revanche, surprend par quelques difficultés vocales. Après un pont électro, avec le solo d’un danseur et un rap additionnel, la reprise d’Omen III dans sa version eurodance est idéale pour conclure ce morceau en beauté.
Les Magic Affair enchaînent sur un beat efficace avec Rebel Yell, enregistré en 2022, reprise du classique de Billy Idol - revisité ici dans un registre dance-rock énergique. Huit danseurs et danseuses occupent l’espace autour du duo, et renforcent la dimension du tableau. Derrière eux, le logo du groupe reste affiché en vert, omniprésent, comme une signature visuelle.
Le dj envoie du gros son tandis que le duo s’attaque à toute une série de reprises avec pour commencer Whoomp there it is (de Tag Team), Pump up the jam (de Technotronic), Jump (de Kris Kross) et Pump it up (de Black & White Brothers).
Puis, ils enchaînent les reprises avec I like to move it (de Reel 2 Real), Maria Like it loud (de Marc Acardipane) et Boom boom boom (des Outhere Brothers). Mais, cela ne s’arrête pas là puisque les sonorités électro résonnent aussi sur les reprises de Feel this moment (de Pitbull) et Party rock anthem (de LMFAO).
Le groupe en est à sa cinquième participation à cette soirée organisée par Sunshine Live, notamment les deux premières auxquelles nous avions assisté en 2013 et 2014.
Par le passé ici à Mannheim, nous avons déjà eu droit de leur part aux titres Fire, Fly away, Water of sin, Hear the voices… zappées ce soir au profit de reprises sûrement jugées plus efficaces.
Depuis la fin des années 90, Franca est apparue aux côtés d’AK Swift seulement en 2019. Son ex-complice représente Snap! avec Penny Ford depuis 2019.
Setlist de Magic Affair
Give me all your love
In the middle of the night
Omen III
Rebel Yell
Whoomp there it is / Pump up the jam / Jump / Pump it up
I like to move it / Maria Like it loud / Boom boom boom / Feel this moment / Party rock anthem
22h28 Les sept danseuses reviennent en tenues sportives sur Pony (de Ginuwine), Everybody dance now (de C+C Music Factory), It’s like that (de Run DMC) et Freestyler (des Bomfunk MCs).
Milli Vanilli
Nous visionnons quelques images du documentaire Milli Vanilli réalisé pour Paramount+ et sorti en 2023.
Nous avons apprécié de voir au cinéma cette année un autre film sur ce groupe mythique, réalisé par Simon Verhoeven (Girl you know it’s true). Il raconte bien la rencontre de Fab & Rob, celle avec Frank Farian (leur producteur et celui de Boney M), leur ascension et la descente aux enfers en 1990 suite aux révélations de playback et qu’ils ne chantaient pas réellement sur leurs chansons… ce qui au final était aussi beaucoup le cas ensuite sur certains projets eurodance.
C’est la toute première fois que nous voyons sur scène cet artiste phénomène de la fin des années 80.
Le français Fab Morvan fait son entrée sur scène en lançant des « Say yeah ! » qui électrisent immédiatement l’ambiance, entouré de quatre danseuses. Son look est soigné et affirmé : béret noir, ruban dans les cheveux, autre ruban glissé dans la poche arrière, vêtu de noir, dreadlocks et lunettes de soleil. Lorsque Baby don’t forget my number démarre, la voix est mise en avant et Fab Morvan danse à fond, pleinement investi, porté par l’énergie du public et de la musique.
Pas moins de neuf danseuses sont maintenant sur scène. Le titre "Girl you know it’s true" apparaît sur écran, et la salle réagit immédiatement. Le membre survivant du duo mythique interprète le super hit de Milli Vanilli, ce titre culte que personne n’a oublié : Girl, you know it’s true. L’ambiance monte instantanément et le public chante à tue-tête.
Autre grand succès la discographie de Milli Vanilli, c’est Blame it on the rain. Le guadeloupéen Fab Morvan enchaîne et nous chante maintenant ce titre entouré de quatre danseuses. Vêtu d’une veste noire aux motifs dorés, écharpe blanche et rouge nouée au front, Fab dégage une énergie intacte, libéré du passé et toujours habité par la scène, il entraîne une nouvelle fois le public avec lui.
L’artiste, aujourd’hui réhabilité, prend la parole et demande au public d’éteindre les téléphones. La salle s’exécute et il entonne alors la ballade (Girl) I’m gonna miss you. Les neuf danseuses, toutes vêtues en jeans, évoluent autour de lui. Le morceau s’achève sur un refrain soul, a cappella, suspendu dans le silence. Un véritable moment d’émotion.
Mega-succès oblige, c’est à nouveau Girl you know it’s true que Fab Morvan interprète sur un beat plus estival que la version de tout à l’heure, toujours en dansant et en chantant live.
When I say Party, you say Yeah ! Fab nous fait répéter ces mots à de nombreuses reprises. Et en parlant de reprises, nous avons le droit, à notre grande surprise, à sa relecture de Call on me d’Eric Prydz avec quatre danseuses parfaitement raccord avec le clip de 2004, puisque dans leur tenue de gym rose.
Avant de quitter la scène, Fab Morvan livre un a cappella de Forever young d’Alphaville, nous ne pouvons que faire le lien avec les valeurs que l’artiste promeut.
23h02 Il quitte la scène sans vrai retard, bien que nous devinions son envie de prolonger avec d’autres hits de Milli Vanilli tels que "All or nothing" et "Keep on running".
Nous aurions aussi vraiment apprécié que Fabrice interprète l’un des deux morceaux enregistrés récemment sous l’alias Future Love avec Ray de 2 Unlimited : "Be the one" et "Clothes off".
Son ex-complice Rob Pilatus est décédé en 1998 d’une overdose à l’âge de 32 ans. En 1993, ils ont essayé de revenir et sorti l’album « Rob & Fab » avec un titre très jackson : We can get it on, et ils devaient revenir avec un nouvel album en 1998… concocté avec leur ancien producteur, mais le destin en a décidé autrement.
Fab Morvan n’a jamais vraiment abandonné la musique et avait fait son retour sur scène en 2016 aux côtés d’une des voix originales du groupe, John Davis (décédé en mai 2021), sous l’alias “FACE meets VOICE”.
Fab Morvan fait l’actualité avec son film ces derniers mois et actuellement avec sa nomination aux Grammy Awards 2026 pour son audio book "The Real Story of Milli Vanilli". C’est une belle revanche pour l’artiste dont le Grammy Award obtenu en février 1990 avait été retiré à Milli Vanilli par l’académie américaine en novembre 1990.
Les techniciens installent les claviers de Masterboy tandis que nous dansons sur les hits de Lou Bega, Scatman John et Rednex.
Masterboy & Beatrix Delgado
Il est 23h09 lorsqu’Enrico Zabler s’adresse à la foule : Welcome to the world of Masterboy !
Le claviériste est rejoint par la chanteuse Beatrix Delgado et le rappeur Tommy Schleh pour Generation of love. Leur tube de 1995 est puissant et celle qui était auparavant appelée Trixi ajoute quelques vocaux (your body) entre les refrains que nous n’avons pas oubliés.
Beatrix porte un long voile blanc qui flotte derrière elle, contrasté par des lunettes de soleil. De hautes bottes argentées structurent la silhouette. La robe courte brille, tandis qu’un châle brodé est porté par-dessus. Une ceinture, intégrant une pochette attachée à la taille, souligne l’ensemble avec une touche contemporaine.
Six danseuses accompagnent les Masterboy sur scène alors qu’ils enchaînent sur Anybody (movin’ on). Lancer de confettis juste avant les synthés. Tommy rappe en large débardeur noir, tandis qu’Enrico porte une casquette, un blouson et des lunettes de soleil. Des lasers verts découpent la scène et renforcent l’énergie du moment.
Nous sommes heureux d’entendre résonner les premières notes de Feel the fire, titre qui est un très bon morceau de l’album « Generation of love » (1995) mais n’a pas été un single. Quelques flammes viennent logiquement mettre en valeur ce morceau, puis simplement des lumières de couleur orange.
Le rythme ralentit lorsque vient le tour de l’incontournable Land of dreaming, reconnaissable dès les premières notes. Comme à l’accoutumée, le morceau débute a cappella, avant de s’enrichir de quelques clins d’œil à « No woman no cry » de Bob Marley, puis de basculer, comme toujours, vers un radio mix dance entraînant. Le public répond présent, chantant à l’unisson et balançant les bras en l’air.
Tommy fait monter sur scène un jeune enfant, casque sur les oreilles. Il s’agit vraisemblablement du fils de Chris Nitro, plutôt que d’un mini-Masterboy, petit-fils de Tommy.
Sur leur plus gros succès Feel the heat of the night, les Masterboy ont maintenant pas moins de quatre petits jeunes sur scène avec eux. Le titre est joué dans sa version dance habituelle et Beatrix y ajoute quelques paroles.
Ne restent ensuite sur scène que Tommy et Enrico. Ce dernier s’extirpe de ses synthés et se saisit de sa keytar. Tous deux (également appelés Jeff Barnes et Rico Novarini) viennent sur le devant de la scène pour leur tout premier single Dance to the beat, le bonus de la célébration des 35 ans de Masterboy. Cela nous ramène à 1990 et au son typique de la dance du tout début des 90s. Les deux vieux complices se marrent et sautillent sur ce morceau pas joué depuis très-très longtemps.
Beatrix Delgado fait son retour sur scène à leurs côtés pour Are you ready ? (we love the 90s), un excellent titre livré en 2018 à la gloire de cette décennie qui nous réunit encore ce soir. Il est intéressant de voir ce que sonne aujourd’hui Masterboy et qu’ils sont toujours en capacité de produire des hits. La mise en scène s’embrase, ponctuée d’étincelles qui viennent sublimer ce moment fort du concert.
Le trio remercie Chris Nitro (Christoph Werner), le responsable des évènements pour la radio Sunshine Live, à chaque spectacle en le faisant venir à leurs côtés.
Sans surprise c’est avec un très beau titre, Love Message, que les Masterboy terminent leur prestation anniversaire (35 ans). Beatrix Delgado fait faire des chœurs avec les mains, à ceux qui n’ont pas de téléphone ou les bras en l’air. Les Fun Factory auraient pu les rejoindre sur ce titre comme ils l’avaient fait en 2015 ici même.
Les danseuses apportent de gros ballons rouge-orangé qu’elles lancent dans la fosse pour inviter le public à jouer avec et prolonger l’ambiance festive.
Masterboy rend la scène avec une vingtaine de minutes de retard. Mais, ils sont chez eux dans la Maimarkthalle. Ils sont originaires de cette région appelée Bade-Wurtemberg.
Ainsi s’achève leur prestation anniversaire que nous aurions bien vu étoffée d’un medley composé des morceaux « Everybody needs somebody », « I got to give it up », « Is this the love ? », « Different dreams » et « I need a lover tonight ». Mais, nous avons eu droit à un titre rare et au tube « Anybody » qu’ils n’avaient pas joué la dernière fois que nous les avions vu, c’était en 2023 et Tommy était mal en point.
Déjà 12 ans depuis leur retour ici même en 2013 !
Setlist de Masterboy
Generation of love
Anybody (movin’ on)
Feel the fire
Land of dreaming
Feel the heat of the night
Dance to the beat
Are you ready ? (we love the 90s)
Love Message
Alice DJ
La chanteuse d’origine Judith Pronk a mis fin à ses activités musicales pour Alice Deejay en décembre 2024, après une reprise du projet qui aura duré trois ans. Nous ne l’avons jamais vue sur scène mais avions eu l’occasion de voir ce dance-act dans une autre configuration en 2018 à Barcelone.
En effet, en 2014, le producteur a engagé un trio de jeunes pour poursuivre l’aventure : Ilona van Gelder, Joey Van Der Slot (MC Joey) et Lairenan Kelmanutu, remplacée depuis au moins 3 ans par Amaranta Wolters.
Le trio Alice DJ vient se produire ce soir devant nous avec une demi-heure de retard ; Masterboy ayant commencé avec près de 10 minutes de délai, et débordé de 20.
Aux côtés de la danseuse Amaranta, c’est MC Joey qui ouvre le show et fait monter la température. Sur une musique électro aux accents de Pakito, il enflamme la foule à coups de Can you feel it ? Make some noise ! Put your hands up !
Il nous demande ensuite Are you ready to party with Alice Deejay ? Hands in the air, like you just don’t care !
Make some noise for the one and only… Alice DJ ! Ilona/Alice DJ fait son entrée en s’adressant au public : Hello Party People of Mannheim ! sur un refrain de Better of alone… en amuse-bouche seulement puisque le public a à peine le temps de reconnaître ce tube que celui-ci est arrêté. Il faudra attendre encore un peu pour s’éclater dessus.
C’est Will I ever ? (2000) qui est le premier titre à être interprété véritablement par la brune Ilona/Alice DJ qui resplendit dans sa robe argentée aux reflets d’inox et à la coupe élégante. Elle l’associe à un top noir en latex et à des bottes assorties.
Nous reconnaissons la mélodie du Born slippy d’Underworld habilement utilisée pour lancer Celebrate our love interprétée ensuite. Sur les écrans, le logo Alice DJ se décline à travers des typographies et logos cultes (MTV, Nokia, Steps, Sauvé par le gong…)
Up and down ! Left and right ! Up and down ! MC Joey harangue le public comme un véritable coach sportif.
Back in my life démarre, porté par une belle complicité entre les trois artistes, synchronisés dans une chorégraphie entraînante. Sur les écrans, les paroles défilent façon karaoké, invitant le public à chanter à l’unisson et renforçant encore l’interaction avec la salle.
The lonely one enfonce encore le clou avec une ambiance trancy plus marquée. Les basses s’intensifient et la salle suit sans hésiter.
Microphone serti de strass en main, Ilona/Alice DJ se lance dans un flow quasi rappé sur « Satisfaction » de Benny Benassi, et MC Joey fredonne la mélodie mythique de « Kernkraft 400 », immédiatement reconnaissable. L’interaction avec le public est totale, tant MC Joey survolte la foule, laquelle répond en chœur sur le dancefloor.
Les néerlandais s’attaquent ensuite à Forever young d’Alphaville, un morceau plus vieux qu’eux, proposé dans une version trancy, comme le faisait Judith Pronk il y a quelques années. Le public répond présent.
MC Joey déploie toute son énergie en nous faisant fredonner l’intro de Better off alone, leur hymne sorti en 1998, que le public reprend en chœur, de gauche à droite, a cappella.
00h18. MC Joey lance un dernier The one and only Alice DJ ! à l’attention d’Ilona qui quitte la scène. Le dance-act repose sur la chanteuse mais ce MC mérite également les applaudissements du public.
Setlist d’Alice DJ
Will I ever ?
Celebrate our love
The lonely one
Forever young
Better off alone
Culture Beat
Place ensuite à Culture Beat. La voix de Jackie Sangster se fait d’abord entendre depuis les coulisses, avant que Got to get it ne résonne à plein volume dans la salle. Le son immédiatement reconnaissable de Culture Beat fait vibrer la salle.
Jackie est vêtue d’une combinaison au graphisme marqué, aux accents 70s, mêlant couleurs et motifs rétro. À ses côtés, le rappeur 4T (Foti Stefos) arbore un blouson noir couvert de strass, apportant une touche urbaine et clinquante à l’ensemble.
MC 4T fait immédiatement lever les mains du public sur Mr. Vain et ajoute un clin d’œil festif avec quelques mesures de Reel 2 Real (I like to move it), avant d’enchaîner sur le rap puissant de Jay Supreme, emblématique des années 90. Les lasers rouges balaient la scène, sur laquelle dansent également six jeunes femmes. Des étincelles jaillissent et donnent à la performance une dimension spectaculaire.
Jackie prévient avoir un rhume qui lui fait être à 1 % mais on peut compter sur l’artiste pour tout donner.
Le groupe enchaîne avec un autre titre puissant, issu du second album enregistré à l’époque par Tania Evans, « Crying in the rain (1996). Si l’énergie est bien au rendez-vous, un léger doute subsiste quant au chant réellement en live sur ce morceau-là.
Avec Anything, c’est un retour au gros son signature de Culture Beat ; c’était en 1993 et la salle chante à tue-tête avec elle.
Arrivée au sein de Culture Beat en 2001, sans être la chanteuse d’origine, Jackie incarne aujourd’hui le groupe par son énergie scénique inépuisable, aux côtés de MC 4T (présent depuis 2003). Tornade aux cheveux frisés et véritable bête de scène, elle mène également une carrière solo sous l’alias Jakilin, avec plusieurs singles récents à son actif. Si sa signature vocale ne rivalise pas avec celle de Tania Evans, son sens du show et sa présence sur scène prolongent efficacement l’esprit festif du groupe.
Nous avions vue Jackie seule sur scène en Pologne en septembre 2024 ; 4T était absent en raison de problèmes aériens liés à la météo ayant également entrainé l’absence de Snap ! et Mr President.
Il s’agit de la quatrième participation du duo à la soirée de Mannheim, un retour après une longue absence de 6 ans.
Pour finir ce soir, après une introduction a cappella, le tempo s’accélère encore sur Mr. Vain Recall, version sortie en 2003 de ce tube planétaire de 1993. Flammes et étincelles accompagnent la montée en puissance.
Setlist de Culture Beat
Got to get it
Mr Vain
Crying in the rain
Anything
Mr Vain (Recall)
Loona
Auf der bühne… Loona débarque en criant Hallo Mannheim !
Loona nous fait la bonne surprise en interprétant Vamos a la playa, qu’elle a repris en 2010 au projet français Miranda (1998). C’est un titre puissant qu’on apprécie beaucoup et qui suinte le soleil comme cette artiste que nous voyons sur scène pour la toute première fois.
Véritable boule d’énergie et de fun, elle évolue sur scène vêtue d’un maillot de bain bleu turquoise, porté sous un manteau en fausse fourrure fluo aux manches pelucheuses aux couleurs de l’arc-en-ciel. Entourée de quatre danseuses scintillantes, sur fond de logo Loona flanqué de deux palmiers, elle maintient le public en ébullition.
Le show se poursuit au son de l’électro happy hardcore de Mama Maria, enregistré en 2024 avec Pazoo, et reprise du classique de Ricchi e Poveri (1982). L’énergie est portée par un gros son, des flammes, deux danseuses et un visuel rose et bleu évoquant une boule disco façon Confessions on a Dance Floor de Madonna.
Toujours en référence aux eighties, Loona enchaîne avec Forever young d’Alphaville (1984), une bonne idée… que Milli Vanilli et Alice DJ ont également eu et qu’ils nous ont interprété juste avant. C’était donc totalement dispensable pour une artiste avec plein de succès que nous avons envie d’entendre. Les jouera-t-elle ?
Loona va distribuer des CD en chantant Hello de Martin Solveig… un succès house qui date de 2010. L’ambiance est là, ce n’est pas mauvais, mais là encore, nous nous serions bien passés d’une reprise.
Elle continue fort avec Let this party never end, son nouveau single, enregistré avec Mark’Oh cette année, et qui est une reprise de ce même artiste (2002). Sur l’intro a cappella, la chanteuse est seule puis entourée de quatre danseuses. C’est un très bon choix de cover et le morceau parfait pour une telle soirée revival.
Pour changer de sonorités et de rythmes, une séquence émotion maintenant avec sa reprise de Hijo de la luna du groupe espagnol Mecano (1986), ballade que Marie-José van der Kolk, son vrai nom, a enregistré en 1998. Loona est quand même plus simple à retenir, mais rappelons aussi qu’elle a commencé par être appelée Carisma de 95 à 99.
Nous faisons la fête à nouveau lorsqu’elle passe à Baïlando, avec l’arrivée de quatre danseuses dans de nouvelles tenues et agitant de gros drapeaux colorés et siglés Bailando. Il s’agit bien entendu du tube des belges Paradisio que Loona a repris en 1998 et qui est son premier single sous ce nom.
Tempo rapide toujours mais changement d’ambiance quand même, plutôt Love Parade, lorsqu’elle se met à chanter Somewhere over the rainbow, qu’elle a repris fin 2024 avec Sammy & Lesen. Il s’agit du classique de Judy Garland (1939 !), déjà repris en version rave par Marusha (1994).
C’est a cappella qu’elle commence à chanter les paroles d’un hit happy hardcore de Charly Lownoise et Mental Theo. Ce morceau bien connu c’est Stars (1995) que devrait aussi jouer le dj Charly Lownoise lors de son passage sur cette même scène en toute fin de soirée. Il s’agit également d’une reprise enregistrée par Loona récemment (sortie en en juin dernier) avec les producteurs d’origines et Chris Nitro. Le public sautille de joie à l’écoute de ce morceau rapide alors que des fumigènes colorés sont propagés sur la scène par les danseuses.
Comme il avait commencé, Stars s’achève a cappella et l’on ne peut s’empêcher d’avoir le sourire en le chantant.
Pour sa toute première participation à cette soirée, Loona signe un nouveau moment de surprise en reprenant Big Big World d’Emilia (1998). Loin de se contenter de la scène, elle vient en proximité de la fosse « normale » et va même jusqu’à grimper sur une table en zone Golden.
Allégée de sa veste, Loona offre alors un moment de simplicité en interprétant Big Big World totalement a cappella, en mode sing-along, le public reprenant le refrain à l’unisson.
Dans leurs tenues colorées, ses danseuses sont debout elles aussi sur des tables. On se croit davantage à Mallorca pour une Ballermann qu’à un concert classique : une fiesta façon schlager, telle que l’adorent les fans allemands. Une proximité originale et bienvenue, qui faisait défaut jusque-là dans une soirée où la scène principale est désormais séparée de la fosse par l’espace Golden.
Dankeschön ! Gracias ! lance-t-elle en quittant la scène sous les applaudissements.
MAJ : une dizaine de jours plus tard, Loona, Pazoo & Crystal Rock ont sorti sur les plateformes la version dancefloor de ce titre des 90s toujours très apprécié.
Loona n’a hélas pas interprété les hits que l’on attendait de sa part, à savoir : "Mamboleo", "Latino lover", "Baila mi ritmo", "Viva el amor", "Rhythm of the night"… ni les hits enregistrés avec son ex (Dj Sammy) entre 1996 et 2004 : "Prince of love", "Golden child", "The boys of summer"… Dommage !
Setlist de Loona
Vamos a la playa
Mama Maria
Forever young
Hello
Let this party never end
Hijo de la luna
Baïlando
Somewhere over the rainbow
Stars
Big big world
Captain Jack
Blümchen
Toutes nos photos de la soirée Die 90er live on stage 2025
Sunshine Live invite Blümchen, Masterboy & Beatrix Delgado, Touché, Loona, Sqeezer, Milli Vanilli (Fab Morvan), Fun Factory, Alice DJ, Bellini, Magic Affair, Culture Beat, Captain Jack, Charly Lownoise, DJ Raw fka Dune sur la scène Dancefloor de Die 90er Live on stage.
Attention Spoiler !
Au cours de cette soirée placée sous le signe de la nostalgie, nous avons eu le droit aux tubes eurodance que nous fredonnons tous encore aujourd'hui, en 2025.
Masterboy a été très bon même si un peu short pour un show estampillé 35 ans. Blümchen a livré une prestation en demi-teinte, quoiqu’un peu audacieuse et surtout unique puisque c’est sa toute dernière apparition en tant que ravergirl, sauf changement d’avis à venir. Loona et Captain Jack ont été réjouissants aussi même s’ils ont joué plusieurs reprises. De manière générale, les groupes 90s invités ont joué trop de reprises d’autres artistes, alors qu’ils ont pourtant d’autres morceaux connus et tout à fait jouables. Cela a été un plaisir de revoir Fun Factory et Magic Affair sur scène, et surtout de voir enfin Milli Vanilli dont nous avions apprécié le biopic au cinéma cette année.
Avouons-le l’ambiance était un peu moins forte avec ce golden VIP (nouveauté 2025 à 299 €) juste devant la scène. Pour les prochaines éditions, nous conseillons à la production de prévoir une avant-scène pour que les artistes viennent plus près du public en fosse. Remonter la scène serait une bonne idée aussi ; celle-ci était un peu basse.
Quelques artistes pourraient nous décider à revenir à Mannheim : Daisy Dee de Technotronic, Kelly O de Cappella, T-Seven de Mr President, Turbo B de Snap!, Tina Cousins, Kayo Shekoni (Le Click & La Bouche), Natascha Wright (ex-La Bouche), Jessica Folcker, CB Milton, Nana, 666, Brooklyn Bounce, J.K., Regina, Joy Salinas, Livin’Joy, Black Box, Heather Small de M.People, The Outhere Brothers, 740 Boyz, Divas of Dance avec Anita Doth, DesRay, Linda Estelle, … entres autres !
Un drone survole la salle, la filme, puis s’approche jusqu’à se placer au-dessus de la scène.
Le public allume les lumières des smartphones sur le fédérateur « L’amours toujours » (1999) de Gigi d’Agostino ; l’italien a droit à un deuxième titre diffusé en peu de temps.
19h57 le spectacle va pouvoir commencer officiellement. Le logo du show apparaît en triple et une voix off lance un Hallo Mannheim, invitant la foule à se manifester. Un petit film est diffusé et le logo de Sqeezer apparaît alors qu’éclate un jet de confettis.
Sqeezer
Six danseuses vêtues en blanc investissent la scène de la Maimarkthalle, sur une longue intro techno.
Le trio composé de Xenia, Andy et Pravit fait son entrée en interprétant Blue jeans 2025, nouvelle version du succès de Sqeezer 1996.
Ce nouveau line up est mené depuis mars dernier par Princess Xenia of Saxony. Andy est un membre historique de Sqeezer. Quant à Pravit, c’est un ancien danseur de Sarah Connor et (spoiler !) on va le revoir sur cette même scène tout à l’heure.
La chanteuse tout en strass et body noir, et ses deux compères vêtus en blanc, enchaînent avec Sweet kisses 2025 sur le même tempo dance, puis avec le beaucoup plus pop Saturday night, qui n’est pas une reprise de Whigfield mais un de leur single sorti en 1997.
Les 12 danseuses restent sur scène alors que Sqeezer interprète la ballade Without you. Moment d’émotion. A la fin, un message hommage apparaît sur l’écran avec une photo du regretté Jim Reeves (1968 – 2016). Il a été membre de Sqeezer de 1995 à 2016, et est décédé dans de sombres circonstances.
Beaucoup plus fun, Sqeezer reprend l’immense Freed from desire de Gala. Sympathique, mais plutôt qu’une reprise, nous aurions apprécié qu’ils nous chantent leur "Hot ski" ou bien "Tamagotchi (Tschoopapa...)".
Dankeschön !
Setlist de Sqeezer
Blue jeans 2025
Sweet kisses 2025
Saturday night
Without you
Freed from desire
Ambiance soleil ensuite avec Dj Falk qui revient jouer « Mysterious girl » de Peter André alors que sept danseuses et un danseur sont sur scène, également sur « We’re going to Ibiza » des Vengaboys, « There’s a party » de Dj Bobo, « Coco Jamboo » de Mr President et « La vida loca » de Ricky Martin.
Hallo Mannheim ! scande la voix off pour annoncer la séquence suivante avec un extrait du film Retour vers le futur avec un montage, au rythme heureusement plus efficace que celui du slideshow de tout à l’heure.
Super….
Pluie de confettis et extrait du clip « Samba de Janeiro » pour nous annoncer la venue imminente du groupe Bellini. Hello Sunshine Live ! Une voix off nous demande si nous sommes ready for Bellini.
Bellini
Dans sa tenue à strass et à plumes noires, et sa grande coiffe argentée, Dandara Mira débarque sur scène entourée de deux danseuses brésiliennes. Egalement en tenues courtes, celles-ci portent du fluo, que ce soit leur body à franges jaunes que leurs coiffes vertes.
Sur leurs talons hauts, elles ambiancent le public avec des reprises aux sonorités brésiliennes, telles que : Festa (Olélé olala) et Magalenha de Sergio Mendes, …et l’on croit reconnaître : Bahía samba de Georgie Dann, et Brazil (La la la la) des Vengaboys.
C’est l’heure du Samba de Janeiro, hymne international de Bellini, qui reprend la mélodie d’un morceau brésilien d’Airto Moreira. Bellini a bien fonctionné en France en 1997 et s’est d’ailleurs produit dans l’hexagone en juillet dernier, c’était au Festival Poupet Déraille. Le public français devait être au moins aussi chaud que les allemands ce soir dès que les premières notes de ce morceau hyper festif ont fusé.
Quoi de mieux que d’enchaîner sur La macarena maintenant, a cappella tout d’abord, puis en version dance. Dandara a allégé sa tenue de quelques plumes et se déhanche entourée de ses deux danseuses en jupes jaune fluo devant les images du clip de Los del Rio, duo espagnol qui a popularisé ce morceau en 1996.
Sans transition, le public chante avec elle sur Mas que nada (de Jorge Ben Jor), Tic tic tac (de Carrapicho), et plus surprenant dans ce medley Life is life (d’Opus). Nous reconnaissons aussi Ai se eu te pego de Michel Teló, Aserejé de Las Ketchup, La camisa negra de Juanes et Despacito de Luis Fonsi.
Alors qu’on pensait terminé le medley de reprises soleil, Bellini enchaîne avec Break my stride (de Matthew Wilder / Blue Lagoon) et Sweat la la la long d’Inner Circle.
En toute logique, nous avons maintenant droit à La Lambada de Kaoma. Dandara signale qu’une danse en polonaise (la chenille) débute en place en golden circle.
Le bal des reprises se poursuit avec Volare (Nel blu, dipinto di blu de Domenico Modugno), Outro lugar (de Salomé de Bahia), Suavemente (d’Elvis Crespo), le plus récent Pepas de Farruko, Danza Kuduro de Lucenzo, Oye como va (de Tito Puente), Yo soy cubano de Chakachas, Maria (un-dos-tres) de Ricky Martin, et enfin Let’s go to Rio sur l’air de Ritmo de la noche (de Chocolate/Lorca).
Bellini nous a carrément joué un best of des tubes de l’été ! Près de 20 et peu importe qu’ils soient des 90s ou pas ! Tant qu’à faire nous aurions bien aimé un Garcia avec « Kalimba de luna » par exemple ou Hot Banditoz avec « Veo veo » … mais peut être que Loona s’en chargera tout à l’heure.
Nous sommes un peu déçus de cette setlist et n’aurons même pas le droit à une reprise de Samba de Janeiro, dommage !
Nous aimons aussi de Bellini, mais ne les avons pas entendus ce soir (sauf erreur) : Carnaval et Samba do Brazil.
Setlist de Bellini
Festa (Olélé olala)
Magalenha
Bahía samba
Brazil (la la la la)
Samba de Janeiro
La macarena + Mas que nada + Tic tic tac + Live is life + Ai se eu te pego + Aserejé + La camisa negra + Despacito
Break my stride + Sweat la la la long
La Lambada + Volare (Nel blu, dipinto di blu) + Outro lugar + Suavemente + Pepas + Danza Kuduro + Oye como va + Yo soy cubano + Maria (un-dos-tres) + Let’s go to Rio
Il est 21 heures. On continue avec des reprises, puisqu’apparemment on n’en a pas encore eu assez ! Les sept danseuses reviennent sur « Tearin’ up my heart » de N’Sync ; s’en suit un medley boysband, avec leurs titres les plus dansants.
Fun Factory
Une pluie de confettis s’abat sur la scène alors qu’est diffusé un petit film composé d’images d’archives et dans lequel résonnent des brides de leurs tubes Celebration, Doh Wah Diddy, I wanna Be with U et Don’t go away.
Let’s go ! Les quatre membres de Fun Factory font leur entrée sur l’enjoué I wanna B with U, sous le regard du public tandis que leur logo s’affiche en blanc sur l’écran situé au-dessus d’eux.
Balja apparaît vêtue d’un teddy bleu aux manches blanches, porté sur une tenue en cuir et complété par des bottes noires. Les garçons, quant à eux, arborent un style sportwear, avec de larges shorts et t-shirts bleu marine.
Balja (Balca Tözün) est accompagnée sur scène par ses acolytes Smooth T. (Toni Cottura), Steve (Stephan Browarczyk) et Ski (Anthony Freeman). Ce line up est l’original à l’exception de Ski arrivé en 2013. Le quatuor a retrouvé le nom de Fun Factory l’année dernière après avoir évolué sous les appellations The Originalz (en 2013) et S.T.S.B. (de 2022 à début 2024).
Balja retourne en coulisses tandis que les trois hommes toastent avec puissance les Oh o o o oh ooh du Seven Nation Army de White Stripes, sous l’œil attentif d’un drone, qui survole la scène.
La chanteuse revient vite après avoir retiré son teddy, et chante a cappella avec le public Celebration (le refrain seulement !) ; mais pour le pur son eurodance c’est avec Close to you que le groupe nous régale ensuite. Voix puissante en playback de la chanteuse et toasts des garçons calés sur les BPM eurodance (Close 2 Ragga mix).
Une voix off lance Are you ready to experience the world of Fun Factory ? S’en suit une séquence mêlant plusieurs airs connus, de registres différents, tels que l’urbain « Low » de Flo Rida, les 80s pour le « Sweet dreams » d’Eurythmics, The next episode de Dr Dré (tout le monde les bras en l’air !), « Sweat (A la la la la long) » d’Inner Circle (que Bellini venait de reprendre !), puis « YMCA » des Village People… peu inspiré de nos jours vu l’actualité américaine !
Le charismatique Toni Cottura apporte encore une fois sa testostérone en reprenant « I like to move it » de Reel 2 Real A noter, The Madstunt Man était sur cette même scène l’an passé.
Toni toaste aussi la mélodie de Stand by me, le classique de Ben E. King, que Balja interprète avec douceur mais sans aucun rapport avec les 90s. Une interprétation 100 % live assurément !
Fun Factory opère un retour à un beat de dance actuelle avec un mash-up surprenant : Na Na Hey Hey Kiss Him Goodbye (popularisé par Steam) en introduction à leur tube Doh Wah Diddy, reprise du classique des Exciters. Le morceau évolue rapidement vers une sonorité électro assumée, tandis que le groupe alterne habilement entre Na Na Hey Hey et Doh Wah Diddy, créant un va-et-vient énergique entre les deux titres sur une base résolument électro.
Les Fun Factory mettent toujours de l’ambiance sur scène. Nous les avions vu ici à Mannheim en 2015 et à Cracovie l’année dernière.
En général, ils interprètent Don’t go away, Take your chance et/ou Pain, trois tubes qu’on aurait apprécié d’entendre ce soir a minima en medley. On n’attend pas de Fun Factory des reprises, et encore moins de Village People !
Setlist de Fun Factory
I wanna B with U
Celebration (a cappella)
Close to you
Low / Sweet dreams / The next episode / Sweat (A la la la la long) / YMCA
Stand by me
Doh Wah Diddy (Na na hey hey kiss him goodbye)
21h30. Retour des sept danseuses dans de nouvelles tenues et pour un nouvel interlude sur Insomnia de Faithless ; suivi des plus grands tubes de l’eurodance : What is love, Sing hallelujah, The power, Sweet dreams, Mr Vain et No limit.
Freunde der 90er ! La vidéo pleine de nostalgie nous montre différents jeux de l’époque ainsi que du tunning de voitures.
Touché
À 21h37, le boysband allemand Touché monte sur scène pour interpréter This goodbye is not forever, titre produit par Dieter Bohlen (Modern Talking), présenté ici dans un nouveau mix dance.
Six danseuses entourent les quatre membres du groupe, tous vêtus de noir : trois portent des vestes de costume, tandis que le quatrième se distingue par un manteau à fourrure.
Touché se présente ce soir en quatuor, une configuration adoptée depuis leur retour en 2018, après être passés de cinq à quatre membres à la grande époque. Parmi eux, Pravit_a, du groupe Sqeezer aperçu plus tôt dans la soirée, occupe ici davantage un rôle de danseur que de chanteur.
Le chant repose principalement sur Martin Scholz, leader du groupe, reconnaissable à ses lunettes de soleil, qui porte l’essentiel de la performance vocale.
Touché passe directement à un titre plus pop I can’t get no sleep sur lequel les garçons livrent quelques mouvements chorégraphiés.
Des reprises ? Forcément ! Le groupe enchaîne avec un medley hommage aux boys bands, emmené par le très énergique Everybody get up de 5ive, interprété avec les six danseuses et bâti sur un clin d’œil à I Love Rock ’n’ Roll de Joan Jett. S’y succèdent ensuite Backstreet’s back des Backstreet Boys, Tearin’ Up My Heart de ’N Sync, puis Let me entertain you de Robbie Williams. Martin, reconnaissable à ses lunettes, assure les parties chantées principales, tandis que les autres membres se chargent des chœurs.
Et que serait un boysband sans sa part d’émotion pour les jeunes filles de l’époque ? Le rythme ralentit alors avec Dinner in Heaven, une ballade mid-tempo qui marque une pause plus sentimentale au cœur du set.
Touché termine son set avec un morceau dance qui est également une reprise Relight my fire de Dan Hartman (1979) et popularisé par les Take That en 1993.
Il est 21h56 lorsqu’ils quittent la scène assez discrètement, saluant le public d’un simple « Dankeschön ».
La prestance scénique des Touché est loin de nous avoir convaincus, qui plus est avec seulement deux membres du line up original nous semble-t-il. Quant à leur setlist, ils auraient pu défendre aussi « Heaven is for everyone » et « Kids in America ». Ils étaient aussi plus à même de reprendre YMCA que Fun Factory tout à l’heure.
Setlist de Touché
This goodbye is not forever
I can’t get no sleep
Everybody get up / Backstreet’s back / Tearin up my heart / Let me entertain you
Dinner in heaven
Relight my fire
Le personnage comique de Mister Bean apparaît en vidéo puis sur scène - ou plutôt son sosie, déjà aperçu ici il y a quelques années. Il s’amuse notamment à tirer la langue à travers une photo du Roi Charles III, entre autres mimiques et tours de magie. Habitué de cette soirée, il se produit sur Magic moments de Perry Como, avant d’enchaîner sur un morceau plus urbain. Au final, il s’agit d’un numéro plutôt réussi.
Magic Affair
22h02 Le logo de Magic Affair apparaît sur la scène de Die 90er live on stage. Deux personnages géants, vêtus de noir et constellés de LEDs vertes, font leur entrée sur scène. L’introduction démarre sur un son puissant, tandis que des lasers quadrillent la Maimarkthalle. Deux jeunes femmes agitent des drapeaux à l’effigie du groupe. Sur les platines, un long panneau affiche le logo vert de Magic Affair.
Franca Morgano fait son entrée sur scène vêtue d’un blouson argenté, laissant apparaître un t-shirt blanc orné d’une imposante tête de mort en strass, complété par des chaînes à la taille. À ses côtés, NiTro, son fidèle compère depuis 2013, est reconnaissable malgré sa capuche : casquette noire, chaînes argentées autour du cou, et une tenue intégralement noire fidèle à son style.
La chanteuse et le rappeur interprètent Give me all your love, dans une version légèrement remixée : Franca y ajoute quelques bribes de No limit (de 2 Unlimited), qui renforcent l’impact du morceau.
À l’arrière de la scène, quatre danseuses viennent s’ajouter aux deux déjà présentes, accentuant l’énergie visuelle du show.
Le duo enchaîne avec un autre tube eurodance In the middle of the night. Leur team contient deux danseurs additionnels, soit huit danseurs/ses au total. Ils portent un t-shirt noir avec le logo blanc à l’effigie du groupe.
Pour ceux qui auraient oublié le nom du groupe, il s’affiche sur une photo avec un omniprésent QR code appelant à suivre ce dance-act sur les réseaux sociaux.
Lorsque retentit leur tube Omen III, le public exulte immédiatement. NiTro assure au micro avec un rap solide et maîtrisé. Franca Morgano, en revanche, surprend par quelques difficultés vocales. Après un pont électro, avec le solo d’un danseur et un rap additionnel, la reprise d’Omen III dans sa version eurodance est idéale pour conclure ce morceau en beauté.
Les Magic Affair enchaînent sur un beat efficace avec Rebel Yell, enregistré en 2022, reprise du classique de Billy Idol - revisité ici dans un registre dance-rock énergique. Huit danseurs et danseuses occupent l’espace autour du duo, et renforcent la dimension du tableau. Derrière eux, le logo du groupe reste affiché en vert, omniprésent, comme une signature visuelle.
Le dj envoie du gros son tandis que le duo s’attaque à toute une série de reprises avec pour commencer Whoomp there it is (de Tag Team), Pump up the jam (de Technotronic), Jump (de Kris Kross) et Pump it up (de Black & White Brothers).
Puis, ils enchaînent les reprises avec I like to move it (de Reel 2 Real), Maria Like it loud (de Marc Acardipane) et Boom boom boom (des Outhere Brothers). Mais, cela ne s’arrête pas là puisque les sonorités électro résonnent aussi sur les reprises de Feel this moment (de Pitbull) et Party rock anthem (de LMFAO).
Le groupe en est à sa cinquième participation à cette soirée organisée par Sunshine Live, notamment les deux premières auxquelles nous avions assisté en 2013 et 2014.
Par le passé ici à Mannheim, nous avons déjà eu droit de leur part aux titres Fire, Fly away, Water of sin, Hear the voices… zappées ce soir au profit de reprises sûrement jugées plus efficaces.
Depuis la fin des années 90, Franca est apparue aux côtés d’AK Swift seulement en 2019. Son ex-complice représente Snap! avec Penny Ford depuis 2019.
Setlist de Magic Affair
Give me all your love
In the middle of the night
Omen III
Rebel Yell
Whoomp there it is / Pump up the jam / Jump / Pump it up
I like to move it / Maria Like it loud / Boom boom boom / Feel this moment / Party rock anthem
22h28 Les sept danseuses reviennent en tenues sportives sur Pony (de Ginuwine), Everybody dance now (de C+C Music Factory), It’s like that (de Run DMC) et Freestyler (des Bomfunk MCs).
Milli Vanilli
Nous visionnons quelques images du documentaire Milli Vanilli réalisé pour Paramount+ et sorti en 2023.
Nous avons apprécié de voir au cinéma cette année un autre film sur ce groupe mythique, réalisé par Simon Verhoeven (Girl you know it’s true). Il raconte bien la rencontre de Fab & Rob, celle avec Frank Farian (leur producteur et celui de Boney M), leur ascension et la descente aux enfers en 1990 suite aux révélations de playback et qu’ils ne chantaient pas réellement sur leurs chansons… ce qui au final était aussi beaucoup le cas ensuite sur certains projets eurodance.
C’est la toute première fois que nous voyons sur scène cet artiste phénomène de la fin des années 80.
Le français Fab Morvan fait son entrée sur scène en lançant des « Say yeah ! » qui électrisent immédiatement l’ambiance, entouré de quatre danseuses. Son look est soigné et affirmé : béret noir, ruban dans les cheveux, autre ruban glissé dans la poche arrière, vêtu de noir, dreadlocks et lunettes de soleil. Lorsque Baby don’t forget my number démarre, la voix est mise en avant et Fab Morvan danse à fond, pleinement investi, porté par l’énergie du public et de la musique.
Pas moins de neuf danseuses sont maintenant sur scène. Le titre "Girl you know it’s true" apparaît sur écran, et la salle réagit immédiatement. Le membre survivant du duo mythique interprète le super hit de Milli Vanilli, ce titre culte que personne n’a oublié : Girl, you know it’s true. L’ambiance monte instantanément et le public chante à tue-tête.
Autre grand succès la discographie de Milli Vanilli, c’est Blame it on the rain. Le guadeloupéen Fab Morvan enchaîne et nous chante maintenant ce titre entouré de quatre danseuses. Vêtu d’une veste noire aux motifs dorés, écharpe blanche et rouge nouée au front, Fab dégage une énergie intacte, libéré du passé et toujours habité par la scène, il entraîne une nouvelle fois le public avec lui.
L’artiste, aujourd’hui réhabilité, prend la parole et demande au public d’éteindre les téléphones. La salle s’exécute et il entonne alors la ballade (Girl) I’m gonna miss you. Les neuf danseuses, toutes vêtues en jeans, évoluent autour de lui. Le morceau s’achève sur un refrain soul, a cappella, suspendu dans le silence. Un véritable moment d’émotion.
Mega-succès oblige, c’est à nouveau Girl you know it’s true que Fab Morvan interprète sur un beat plus estival que la version de tout à l’heure, toujours en dansant et en chantant live.
When I say Party, you say Yeah ! Fab nous fait répéter ces mots à de nombreuses reprises. Et en parlant de reprises, nous avons le droit, à notre grande surprise, à sa relecture de Call on me d’Eric Prydz avec quatre danseuses parfaitement raccord avec le clip de 2004, puisque dans leur tenue de gym rose.
Avant de quitter la scène, Fab Morvan livre un a cappella de Forever young d’Alphaville, nous ne pouvons que faire le lien avec les valeurs que l’artiste promeut.
23h02 Il quitte la scène sans vrai retard, bien que nous devinions son envie de prolonger avec d’autres hits de Milli Vanilli tels que "All or nothing" et "Keep on running".
Nous aurions aussi vraiment apprécié que Fabrice interprète l’un des deux morceaux enregistrés récemment sous l’alias Future Love avec Ray de 2 Unlimited : "Be the one" et "Clothes off".
Son ex-complice Rob Pilatus est décédé en 1998 d’une overdose à l’âge de 32 ans. En 1993, ils ont essayé de revenir et sorti l’album « Rob & Fab » avec un titre très jackson : We can get it on, et ils devaient revenir avec un nouvel album en 1998… concocté avec leur ancien producteur, mais le destin en a décidé autrement.
Fab Morvan n’a jamais vraiment abandonné la musique et avait fait son retour sur scène en 2016 aux côtés d’une des voix originales du groupe, John Davis (décédé en mai 2021), sous l’alias “FACE meets VOICE”.
Fab Morvan fait l’actualité avec son film ces derniers mois et actuellement avec sa nomination aux Grammy Awards 2026 pour son audio book "The Real Story of Milli Vanilli". C’est une belle revanche pour l’artiste dont le Grammy Award obtenu en février 1990 avait été retiré à Milli Vanilli par l’académie américaine en novembre 1990.
Les techniciens installent les claviers de Masterboy tandis que nous dansons sur les hits de Lou Bega, Scatman John et Rednex.
Masterboy & Beatrix Delgado
Il est 23h09 lorsqu’Enrico Zabler s’adresse à la foule : Welcome to the world of Masterboy !
Le claviériste est rejoint par la chanteuse Beatrix Delgado et le rappeur Tommy Schleh pour Generation of love. Leur tube de 1995 est puissant et celle qui était auparavant appelée Trixi ajoute quelques vocaux (your body) entre les refrains que nous n’avons pas oubliés.
Beatrix porte un long voile blanc qui flotte derrière elle, contrasté par des lunettes de soleil. De hautes bottes argentées structurent la silhouette. La robe courte brille, tandis qu’un châle brodé est porté par-dessus. Une ceinture, intégrant une pochette attachée à la taille, souligne l’ensemble avec une touche contemporaine.
Six danseuses accompagnent les Masterboy sur scène alors qu’ils enchaînent sur Anybody (movin’ on). Lancer de confettis juste avant les synthés. Tommy rappe en large débardeur noir, tandis qu’Enrico porte une casquette, un blouson et des lunettes de soleil. Des lasers verts découpent la scène et renforcent l’énergie du moment.
Nous sommes heureux d’entendre résonner les premières notes de Feel the fire, titre qui est un très bon morceau de l’album « Generation of love » (1995) mais n’a pas été un single. Quelques flammes viennent logiquement mettre en valeur ce morceau, puis simplement des lumières de couleur orange.
Le rythme ralentit lorsque vient le tour de l’incontournable Land of dreaming, reconnaissable dès les premières notes. Comme à l’accoutumée, le morceau débute a cappella, avant de s’enrichir de quelques clins d’œil à « No woman no cry » de Bob Marley, puis de basculer, comme toujours, vers un radio mix dance entraînant. Le public répond présent, chantant à l’unisson et balançant les bras en l’air.
Tommy fait monter sur scène un jeune enfant, casque sur les oreilles. Il s’agit vraisemblablement du fils de Chris Nitro, plutôt que d’un mini-Masterboy, petit-fils de Tommy.
Sur leur plus gros succès Feel the heat of the night, les Masterboy ont maintenant pas moins de quatre petits jeunes sur scène avec eux. Le titre est joué dans sa version dance habituelle et Beatrix y ajoute quelques paroles.
Ne restent ensuite sur scène que Tommy et Enrico. Ce dernier s’extirpe de ses synthés et se saisit de sa keytar. Tous deux (également appelés Jeff Barnes et Rico Novarini) viennent sur le devant de la scène pour leur tout premier single Dance to the beat, le bonus de la célébration des 35 ans de Masterboy. Cela nous ramène à 1990 et au son typique de la dance du tout début des 90s. Les deux vieux complices se marrent et sautillent sur ce morceau pas joué depuis très-très longtemps.
Beatrix Delgado fait son retour sur scène à leurs côtés pour Are you ready ? (we love the 90s), un excellent titre livré en 2018 à la gloire de cette décennie qui nous réunit encore ce soir. Il est intéressant de voir ce que sonne aujourd’hui Masterboy et qu’ils sont toujours en capacité de produire des hits. La mise en scène s’embrase, ponctuée d’étincelles qui viennent sublimer ce moment fort du concert.
Le trio remercie Chris Nitro (Christoph Werner), le responsable des évènements pour la radio Sunshine Live, à chaque spectacle en le faisant venir à leurs côtés.
Sans surprise c’est avec un très beau titre, Love Message, que les Masterboy terminent leur prestation anniversaire (35 ans). Beatrix Delgado fait faire des chœurs avec les mains, à ceux qui n’ont pas de téléphone ou les bras en l’air. Les Fun Factory auraient pu les rejoindre sur ce titre comme ils l’avaient fait en 2015 ici même.
Les danseuses apportent de gros ballons rouge-orangé qu’elles lancent dans la fosse pour inviter le public à jouer avec et prolonger l’ambiance festive.
Masterboy rend la scène avec une vingtaine de minutes de retard. Mais, ils sont chez eux dans la Maimarkthalle. Ils sont originaires de cette région appelée Bade-Wurtemberg.
Ainsi s’achève leur prestation anniversaire que nous aurions bien vu étoffée d’un medley composé des morceaux « Everybody needs somebody », « I got to give it up », « Is this the love ? », « Different dreams » et « I need a lover tonight ». Mais, nous avons eu droit à un titre rare et au tube « Anybody » qu’ils n’avaient pas joué la dernière fois que nous les avions vu, c’était en 2023 et Tommy était mal en point.
Déjà 12 ans depuis leur retour ici même en 2013 !
Setlist de Masterboy
Generation of love
Anybody (movin’ on)
Feel the fire
Land of dreaming
Feel the heat of the night
Dance to the beat
Are you ready ? (we love the 90s)
Love Message
Alice DJ
La chanteuse d’origine Judith Pronk a mis fin à ses activités musicales pour Alice Deejay en décembre 2024, après une reprise du projet qui aura duré trois ans. Nous ne l’avons jamais vue sur scène mais avions eu l’occasion de voir ce dance-act dans une autre configuration en 2018 à Barcelone.
En effet, en 2014, le producteur a engagé un trio de jeunes pour poursuivre l’aventure : Ilona van Gelder, Joey Van Der Slot (MC Joey) et Lairenan Kelmanutu, remplacée depuis au moins 3 ans par Amaranta Wolters.
Le trio Alice DJ vient se produire ce soir devant nous avec une demi-heure de retard ; Masterboy ayant commencé avec près de 10 minutes de délai, et débordé de 20.
Aux côtés de la danseuse Amaranta, c’est MC Joey qui ouvre le show et fait monter la température. Sur une musique électro aux accents de Pakito, il enflamme la foule à coups de Can you feel it ? Make some noise ! Put your hands up !
Il nous demande ensuite Are you ready to party with Alice Deejay ? Hands in the air, like you just don’t care !
Make some noise for the one and only… Alice DJ ! Ilona/Alice DJ fait son entrée en s’adressant au public : Hello Party People of Mannheim ! sur un refrain de Better of alone… en amuse-bouche seulement puisque le public a à peine le temps de reconnaître ce tube que celui-ci est arrêté. Il faudra attendre encore un peu pour s’éclater dessus.
C’est Will I ever ? (2000) qui est le premier titre à être interprété véritablement par la brune Ilona/Alice DJ qui resplendit dans sa robe argentée aux reflets d’inox et à la coupe élégante. Elle l’associe à un top noir en latex et à des bottes assorties.
Nous reconnaissons la mélodie du Born slippy d’Underworld habilement utilisée pour lancer Celebrate our love interprétée ensuite. Sur les écrans, le logo Alice DJ se décline à travers des typographies et logos cultes (MTV, Nokia, Steps, Sauvé par le gong…)
Up and down ! Left and right ! Up and down ! MC Joey harangue le public comme un véritable coach sportif.
Back in my life démarre, porté par une belle complicité entre les trois artistes, synchronisés dans une chorégraphie entraînante. Sur les écrans, les paroles défilent façon karaoké, invitant le public à chanter à l’unisson et renforçant encore l’interaction avec la salle.
The lonely one enfonce encore le clou avec une ambiance trancy plus marquée. Les basses s’intensifient et la salle suit sans hésiter.
Microphone serti de strass en main, Ilona/Alice DJ se lance dans un flow quasi rappé sur « Satisfaction » de Benny Benassi, et MC Joey fredonne la mélodie mythique de « Kernkraft 400 », immédiatement reconnaissable. L’interaction avec le public est totale, tant MC Joey survolte la foule, laquelle répond en chœur sur le dancefloor.
Les néerlandais s’attaquent ensuite à Forever young d’Alphaville, un morceau plus vieux qu’eux, proposé dans une version trancy, comme le faisait Judith Pronk il y a quelques années. Le public répond présent.
MC Joey déploie toute son énergie en nous faisant fredonner l’intro de Better off alone, leur hymne sorti en 1998, que le public reprend en chœur, de gauche à droite, a cappella.
00h18. MC Joey lance un dernier The one and only Alice DJ ! à l’attention d’Ilona qui quitte la scène. Le dance-act repose sur la chanteuse mais ce MC mérite également les applaudissements du public.
Setlist d’Alice DJ
Will I ever ?
Celebrate our love
The lonely one
Forever young
Better off alone
Culture Beat
Place ensuite à Culture Beat. La voix de Jackie Sangster se fait d’abord entendre depuis les coulisses, avant que Got to get it ne résonne à plein volume dans la salle. Le son immédiatement reconnaissable de Culture Beat fait vibrer la salle.
Jackie est vêtue d’une combinaison au graphisme marqué, aux accents 70s, mêlant couleurs et motifs rétro. À ses côtés, le rappeur 4T (Foti Stefos) arbore un blouson noir couvert de strass, apportant une touche urbaine et clinquante à l’ensemble.
MC 4T fait immédiatement lever les mains du public sur Mr. Vain et ajoute un clin d’œil festif avec quelques mesures de Reel 2 Real (I like to move it), avant d’enchaîner sur le rap puissant de Jay Supreme, emblématique des années 90. Les lasers rouges balaient la scène, sur laquelle dansent également six jeunes femmes. Des étincelles jaillissent et donnent à la performance une dimension spectaculaire.
Jackie prévient avoir un rhume qui lui fait être à 1 % mais on peut compter sur l’artiste pour tout donner.
Le groupe enchaîne avec un autre titre puissant, issu du second album enregistré à l’époque par Tania Evans, « Crying in the rain (1996). Si l’énergie est bien au rendez-vous, un léger doute subsiste quant au chant réellement en live sur ce morceau-là.
Avec Anything, c’est un retour au gros son signature de Culture Beat ; c’était en 1993 et la salle chante à tue-tête avec elle.
Arrivée au sein de Culture Beat en 2001, sans être la chanteuse d’origine, Jackie incarne aujourd’hui le groupe par son énergie scénique inépuisable, aux côtés de MC 4T (présent depuis 2003). Tornade aux cheveux frisés et véritable bête de scène, elle mène également une carrière solo sous l’alias Jakilin, avec plusieurs singles récents à son actif. Si sa signature vocale ne rivalise pas avec celle de Tania Evans, son sens du show et sa présence sur scène prolongent efficacement l’esprit festif du groupe.
Nous avions vue Jackie seule sur scène en Pologne en septembre 2024 ; 4T était absent en raison de problèmes aériens liés à la météo ayant également entrainé l’absence de Snap ! et Mr President.
Il s’agit de la quatrième participation du duo à la soirée de Mannheim, un retour après une longue absence de 6 ans.
Pour finir ce soir, après une introduction a cappella, le tempo s’accélère encore sur Mr. Vain Recall, version sortie en 2003 de ce tube planétaire de 1993. Flammes et étincelles accompagnent la montée en puissance.
Setlist de Culture Beat
Got to get it
Mr Vain
Crying in the rain
Anything
Mr Vain (Recall)
Loona
Auf der bühne… Loona débarque en criant Hallo Mannheim !
Loona nous fait la bonne surprise en interprétant Vamos a la playa, qu’elle a repris en 2010 au projet français Miranda (1998). C’est un titre puissant qu’on apprécie beaucoup et qui suinte le soleil comme cette artiste que nous voyons sur scène pour la toute première fois.
Véritable boule d’énergie et de fun, elle évolue sur scène vêtue d’un maillot de bain bleu turquoise, porté sous un manteau en fausse fourrure fluo aux manches pelucheuses aux couleurs de l’arc-en-ciel. Entourée de quatre danseuses scintillantes, sur fond de logo Loona flanqué de deux palmiers, elle maintient le public en ébullition.
Le show se poursuit au son de l’électro happy hardcore de Mama Maria, enregistré en 2024 avec Pazoo, et reprise du classique de Ricchi e Poveri (1982). L’énergie est portée par un gros son, des flammes, deux danseuses et un visuel rose et bleu évoquant une boule disco façon Confessions on a Dance Floor de Madonna.
Toujours en référence aux eighties, Loona enchaîne avec Forever young d’Alphaville (1984), une bonne idée… que Milli Vanilli et Alice DJ ont également eu et qu’ils nous ont interprété juste avant. C’était donc totalement dispensable pour une artiste avec plein de succès que nous avons envie d’entendre. Les jouera-t-elle ?
Loona va distribuer des CD en chantant Hello de Martin Solveig… un succès house qui date de 2010. L’ambiance est là, ce n’est pas mauvais, mais là encore, nous nous serions bien passés d’une reprise.
Elle continue fort avec Let this party never end, son nouveau single, enregistré avec Mark’Oh cette année, et qui est une reprise de ce même artiste (2002). Sur l’intro a cappella, la chanteuse est seule puis entourée de quatre danseuses. C’est un très bon choix de cover et le morceau parfait pour une telle soirée revival.
Pour changer de sonorités et de rythmes, une séquence émotion maintenant avec sa reprise de Hijo de la luna du groupe espagnol Mecano (1986), ballade que Marie-José van der Kolk, son vrai nom, a enregistré en 1998. Loona est quand même plus simple à retenir, mais rappelons aussi qu’elle a commencé par être appelée Carisma de 95 à 99.
Nous faisons la fête à nouveau lorsqu’elle passe à Baïlando, avec l’arrivée de quatre danseuses dans de nouvelles tenues et agitant de gros drapeaux colorés et siglés Bailando. Il s’agit bien entendu du tube des belges Paradisio que Loona a repris en 1998 et qui est son premier single sous ce nom.
Tempo rapide toujours mais changement d’ambiance quand même, plutôt Love Parade, lorsqu’elle se met à chanter Somewhere over the rainbow, qu’elle a repris fin 2024 avec Sammy & Lesen. Il s’agit du classique de Judy Garland (1939 !), déjà repris en version rave par Marusha (1994).
C’est a cappella qu’elle commence à chanter les paroles d’un hit happy hardcore de Charly Lownoise et Mental Theo. Ce morceau bien connu c’est Stars (1995) que devrait aussi jouer le dj Charly Lownoise lors de son passage sur cette même scène en toute fin de soirée. Il s’agit également d’une reprise enregistrée par Loona récemment (sortie en en juin dernier) avec les producteurs d’origines et Chris Nitro. Le public sautille de joie à l’écoute de ce morceau rapide alors que des fumigènes colorés sont propagés sur la scène par les danseuses.
Comme il avait commencé, Stars s’achève a cappella et l’on ne peut s’empêcher d’avoir le sourire en le chantant.
Pour sa toute première participation à cette soirée, Loona signe un nouveau moment de surprise en reprenant Big Big World d’Emilia (1998). Loin de se contenter de la scène, elle vient en proximité de la fosse « normale » et va même jusqu’à grimper sur une table en zone Golden.
Allégée de sa veste, Loona offre alors un moment de simplicité en interprétant Big Big World totalement a cappella, en mode sing-along, le public reprenant le refrain à l’unisson.
Dans leurs tenues colorées, ses danseuses sont debout elles aussi sur des tables. On se croit davantage à Mallorca pour une Ballermann qu’à un concert classique : une fiesta façon schlager, telle que l’adorent les fans allemands. Une proximité originale et bienvenue, qui faisait défaut jusque-là dans une soirée où la scène principale est désormais séparée de la fosse par l’espace Golden.
Dankeschön ! Gracias ! lance-t-elle en quittant la scène sous les applaudissements.
MAJ : une dizaine de jours plus tard, Loona, Pazoo & Crystal Rock ont sorti sur les plateformes la version dancefloor de ce titre des 90s toujours très apprécié.
Loona n’a hélas pas interprété les hits que l’on attendait de sa part, à savoir : "Mamboleo", "Latino lover", "Baila mi ritmo", "Viva el amor", "Rhythm of the night"… ni les hits enregistrés avec son ex (Dj Sammy) entre 1996 et 2004 : "Prince of love", "Golden child", "The boys of summer"… Dommage !
Setlist de Loona
Vamos a la playa
Mama Maria
Forever young
Hello
Let this party never end
Hijo de la luna
Baïlando
Somewhere over the rainbow
Stars
Big big world
Captain Jack
Blümchen
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Publié le 19/11/2025Site officiel de Culture Beat
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