World Pride Madrid 2017 : Gala WorldPride Festival

  • 01/07/2017

Vendredi 30 juin 2017. Madrid. Nous arrivons à 20h20 à la Puerta de Alcala, située entre le Palais de Cibeles et l’entrée du parc du Retiro. Le Gala WorldPride Festival n’a pas tout à fait commencé. Nous y revenons après un petit tour du quartier avec notamment un arrêt gourmand chez le traiteur Mallorca.

La soirée madrilène a débutée avec le groupe Las Chillers qui nous a joué des reprises. La Terremoto de Alcorcón est intervenue en chansons et ensuite entre les artistes Celia Flores, Baccara, OBK, Olé Olé, The Weather Girls et Marta Sanchez. Dj Kamicace et DJ The G-Team & MC Divine, eux, ont mixé à l’issue de la soirée, que nous vous proposons ci-après de vivre comme si vous y étiez.

Les premières chanteuses à se produire (en live !) sont Las Chillers qui reprennent en autres : "No la pueden parar" de Sebastian, "Diva" de Dana International et "Bailando" de Paradisio.


Las Chillers
La Terremoto de AlcorcÛn anim les interval act
Celia Flores
Baccara
OBK
OlÈ OlÈ
The Weather Girls
Marta Sanchez
Dj Kamicace
DJ The G-Team & MC Divine

  • Celia Flores


La chanteuse de La Terremoto de Alcorcón prend le micro sur scène accompagnée d’un danseur frisé. Coiffée d’une perruque rainbow, la chanteuse interprète un titre dance en espagnol. Il est 20h40 lorsqu’elle appelle sur scène Celia Flores. La brune vient chanter Chiquitina, une espagnolade, puis avec cinq danseuses et 5 danseurs, elle interprète Estando contigo. Celia Flores enchaîne avec une autre chanson (non identifiée : peut-être "Bossa Nova" ?), en compagnie de cinq couples de danseurs. Le public chante et connaît le titre suivant Corazon contento. La brune poursuit, seule, avec une chanson toujours aussi rythmée (non identifiée : peut-être "Tómbola" ?), alors que nombreux sont les spectateurs à apprécier une bière bien fraîche. Celia Flores conclue ce showcase avec un autre titre (non identifié), accompagnée de la troupe.

Celia Flores assure ainsi la promo de son disque « 20 años de Marisol a Pepa Flores » dont elle reprend leurs succès en toute légitimité puis qu’elle est leur fille. Parmi les autres titres chantés ce soir, il y avait sûrement "Un consejo", son premier single, ou "Me dices que soy bonita".

La Terremoto de Alcorcón intervient à nouveau en chanson. La chanteuse et son danseur portent de nouvelles tenues et perruques.

  • Baccara


21 heures, ça remue avec de la dance puissante. Le duo Baccara, composé désormais de María Mendolia et Cristina Sevilla, après avoir connu les diverses moutures "New Baccara" et "Baccara 2000", arrive sur la scène de Puerta de Alcala. Elles nous font tout d’abord la version dance de Wind beneath my wings en intro, suivi de leur tube Yes Sir, I can boogie en compagnie de danseurs, et vraisemblablement de Cara mia.

Le public est ravie de voir le duo espagnol reprendre leur succès Parlez-vous français avec la troupe de danseurs à leurs côté. Elles ont représenté le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson, en avril 1978, avec ce même titre, terminant 7ème sur 20. María et Cristina reprennent ensuite les Village People avec "YMCA", a cappella uniquement.

Puis, nous prenons plaisir à découvrir Fantasy boy, leur titre dance qui sonne très Modern Talking. Les deux femmes poursuivent avec l’un de leurs succès Sorry I’m a lady, un titre (ici avec un remix dance) qui a contribué à faire d’elles des schlager queen. D’ailleurs, elles dansent toujours beaucoup sur scène. Les organisateurs ont bien fait de les inviter et de nous les faire (re)découvrir.

  • OBK


Le duo à l’animation revient à 21h30 pour présenter un autre duo bien connu des espagnols… et de nous depuis nos vacances à Barcelone au début des années 2000. Il s’agit d’OBK. Ce soir, le chanteur Jordi Sánchez porte un blouson de cuir noir au micro alors que son acolyte (est-ce Miguel Arjona qui a quitté le groupe en 2012 ?) est au clavier à quelques mètres à sa droite.

OBK commence avec Tu sigue asi que l’on reconnaît bien et qui est interprété en live. Le deuxième titre est très electro dance et s’intitule Oculta realidad. Quant à leur troisième chanson, Lucifer, ses sonorités sont électro et bien puissantes. Le tempo ralenti ensuite pour De que me sirve llorar, une bien jolie ballade.

Les grands écrans derrière eux projettent des cristaux sur leur succès Falsa moral. Jordi retire sa veste et enchaîne avec El cielo no entiende, autre grand tube du groupe espagnol. Il nous parle, nous remercie avant d’entonner l’hymne Historias d’amor pour un final très festif. Nous attendions de voir ce groupe sur scène lors de l’un de nos voyages en Espagne, cela est enfin fait : un plaisir !


Les deux de La Terremoto de Alcorcón reviennent et reprennent le "Hung up" de Madonna, traduit en espagnol bien entendu. "Time goes by… so lolly !" Le public semble bien connaître cette version et couvre les paroles connues par cœur. Le duo passe à "Work b*tch", en espagnol et dans un remix électro devant un visuel représentant la courbe du son aux couleurs rainbow.

  • Olé Olé


22h15. La soirée devient plus rock’n’roll encore avec la venue d’Olé Olé. Composé de deux guitaristes et d’un synthé, le groupe est mené par Vicky Larraz. Courtement vêtue, la chanteuse porte une robe rouge à froufrous blancs, un collier de diamants arc-en-ciel et une fourrure rouge. Elle tient à la main un drapeau rainbow qu’elle agite sur le premier titre, Lilí Marlén, avec des synthés et des cuivres. C’est puissant !

Puis, le groupe enchaîne avec le très pop Conspiración, leur adaptation en espagnol de « L'amour est un oiseau rebelle » de l’opéra « Carmen » de Bizet, très rythmée ici. Le groupe poursuit, entouré de cinq danseuses pour Soldados del amor.

Vicky accueille ensuite une duettiste brune, Nika (Münik), sur Voy a mil, titre qui figure sur leur album de duos sorti l’an passé. Bailando sin salir de casa est un autre titre pop rock interprété par la chanteuse qui a une ressemblance avec la comédienne Victoria Abril.

On peut dire d’Olé Olé est un groupe de bals populaires de bon niveau. Le drapeau rainbow sur le dos, elle enchaîne avec un titre plus lent, Déjame sola, mais quand même dans un registre dance.

Le groupe s’oriente ensuite plus vers la pop, avec Yo soy infiel, mais c’est moins bien car ce n’est pas un tube. Elle présente ses musiciens puis, ensemble, ils enchaînent avec Supernatural et ça repart en pop rock avec Better you (Nadie como yo) avec la troupe de 10 danseurs.

Le public connaît bien la dernière chanson, No controles, qui est le premier succès d’Olé Olé datant de 1983.

Tout à l’heure, une autre chanteuse d’Olé Olé (1986-1991), Marta Sánchez, donnera un concert ici même.

Un message politique s’affiche sur les grands écrans pour dénoncer les violences en Russie. Les organisateurs nous incitent avec l’opération « Mark your pride » qui consiste à se géolocaliser avec le hashtag du même nom… sur la Place Rouge à Moscou ! Un visuel rappelle aussi qu’un don de sang est organisé pendant cette World Pride. Contrairement à la France, où c’est très contraint, le don du sang est légal en Espagne pour les homosexuels.

La Terremoto de Alcorcón intervient à nouveau et reprend l’hymne "I gotta feeling" des Black Eyed Peas.

  • The Weather Girls


A 23h10, ceux sont les Weather Girls qui investissent la scène avec So excited, des Pointer Sisters. Les deux divas portent des robes noires aux devantures strass. Sous leurs perruques colorées, ces jolies rondes américaines ont des voix en or, façonnées dans les chorales outre Atlantique. Le rythme s’emballe lorsqu’elles reprennent le Born to be alive de Patrick Hernandez pour une version Amazing !

Dynelle Rhodes et sa cousine Ingrid Arthur, les actuelles Weather Girls, s’attaquent ensuite à une nouvelle reprise bien connue avec Hit the road Jack (de Ray Charles). Elles mettent le feu. Ca chante et danse à Madrid, Puerta de Alcala !

Autre reprise ensuite avec Sisters are doin' it for themselves d’Eurythmics et Aretha Franklin.

Les Weather Girls enchaînent avec deux classiques disco, Don’t leave me this way et We are family, puis, ce qui est plus surprenant, avec Sex on fire de Kings of Leon, et Lady Marmalade de Patti LaBelle.

Il nous faudra attendre 23h40 pour entendre (enfin !) It’s raining men leur titre mondialement connu. C’est la folie sur la Puerta de Alcala. De notre côté, nous avons passé un bon moment tout en regrettant un peu que leurs titres dance, enregistrés dans les années 90 et 2000, aient été passés sous silence.


La Terremoto de Alcorcón revient semer sa folie sur la scène du Gala WorldPride Festival. La chanteuse perruquée reprend "Sax", le succès de Fleur East, que nous aimons beaucoup avec son saxo et qui nous donne inévitablement envie de danser.

Avant de laisser la scène à une autre grande star, ils reprennent l’hymne "I will survive" de Gloria Gaynor … dans sa traduction espagnole (Sobrevivire) : succès garanti !

  • Marta Sanchez


Il est minuit lorsque débute le concert de Marta Sanchez avec l’arrivée de ses musiciens. Dans le film introductif, entrecoupé d’images d’archives, la diva se prépare en loge. La voix off prévient « 3-2-1-0… Ladies & Gentlemen : Welcome on stage : the one and only, Marta Sanchez ! ».

C’est avec Let’s dance de David Bowie que Marta commence. Féminine, voire carrément sexy, elle porte un body pailleté avec un éclair rouge, de l’iconique d’Aladdin Sane, personnage de Bowie en 73. Sa prestation est tout en énergie.

La diva espagnole s’adresse au public, puis file derrière l’écran pour enfiler une courte veste en cuir et mettre une casquette noire. Elle nous chante Soldados del amor devant un beau visuel. C’est un titre de Nile Rodgers qu’elle a enregistré en 1990 lorsqu’elle faisait partie d’Olé Olé, groupe que nous avons vu en live tout à l’heure.

Le morceau suivant, Desconocida, est plus pop/dance et plus récent surtout, puisqu’il date de la fin des années 90. Derrière son pied de micro, la jeune femme est statique et accompagnée de deux danseuses-choristes. Ce morceau mélodique est l’un de ses plus intéressants. Les deux choristes brunes sont seules sur l’outro, et reprennent ensuite le titre Kiss de Prince. Elles sont plutôt douées vocalement et rejointes par trois danseurs.

Marta Sanchez revient sur scène dans un ensemble pourpre composé d’une veste queue de pie, avec le Love symbol dans le dos, et qui couvre une chemise en dentelles blanches, et d’un chapeau agrémenté de quelques plumes. Sur Purple rain, qu’elle reprend bien évidemment à Prince, deux de ses musiciens font hurler leurs guitares. Elle s’est bien approprié ce tube et le propose dans une version personnelle plutôt réussie.

La popstar s’arrête un petit moment pour s’adresser à la foule, venue en nombre Puerta de Alcala, et enchaîne avec 21 días, un mid-tempo un peu chiant, puis avec une ballade rock, Welcome, sa première chanson originale en anglais sur laquelle les guitares saturent à nouveau.

Nous avons le droit ensuite à une reprise de Faith de George Michael par ses deux choristes. Dans la vidéo projetée, Marta Sanchez s’approprie le look de George Michael au début des années 90 : lunettes de soleil, petites croix et blouson noir en cuir avec l’inscription "Too glam to give a damn !"

L’espagnole revient sur scène et apparaît désormais dans une tenue en jeans qui rappelle les looks de Britney et Justin aux American Music Awards 2001. Sur son succès de 1993, Desesperada, ça chante et danse dans le public.

La chanteuse revient à nouveau aux reprises, et s’attaque à Freedom’90 de George Michael (à ne pas confondre avec "Freedom" de Wham !) pendant lequel tout le monde a les bras en l’air. Toute la troupe est au complet à ses côtés sur scène.

Marta Sanchez a décidé de rendre hommage aux icônes de la pop ce soir… Ce n’est pas fini mais pour l’heure elle revient à des chansons originales avec le titre Basketball aux sonorités actuelles electro / reggaeton. C’est en fait un titre de Jean Marie sur lequel Marta participe avec l’américain Flo Rida. Ce dernier apparait d’ailleurs dans la vidéo. Ses danseurs en marcel blanc et pantalon en jeans sont à ses côtés et réalisent des poses lascives avec la star.

Après un nouveau retrait en coulisses pour la star, ses choristes reprennent Beat it de Michael Jackson. Marta Sanchez figure également dans le visuel projeté : ombres, gants blancs et la gestuelle jacksonnienne sont au rendez-vous. Marta is back on stage avec un nouveau look, chapeau noir et lunettes de soleil, pour nous chanter Bad, reprise de Michael Jackson, plutôt réussie.

Dans une petite combinaison à motifs et pailletée, la star des gays espagnols entonne Critical, un titre interprété en anglais à nouveau, mais pas très inspiré. Nous préférons vraiment Quiero más de ti, qu’elle chante ensuite. Ce titre dansant de la fin des 90s sonne plus pop espagnole et rend bien en live.

01h05. Marta Sanchez est maintenant sur la partie supérieure de la scène pour Ready, un titre rock-electro d’une efficacité redoutable qu’elle a enregistré avec le groupe Gang Religion.

Ce n’est pas (encore) fini puisque la bête de scène espagnole nous interprète maintenant Soy yo, un titre clubby interprété devant un visuel dans lequel tournent des boules à facettes. On reste dans une ambiance club ensuite avec La que nunca se rinden, titre de 2014 ici proposé en version remixée qui dépote.

Il est 00h20, lorsque Marta Sanchez clôture son concert en nous présentant sa team avant de nous nous saluer et de nous dire au revoir.


Les deux présentatrices reviennent pour nous annoncer la venue de djs LGBT qui se relaieront jusqu’à la fin de la soirée. Il s’agit de l’autrichien Dj Kamicace puis des hollandais de G-Team & MC Divine.

De notre côté, nous nous extirpons de la foule afin de prendre un taxi qui nous conduit à Fabrik en banlieue de Madrid pour une WE Icon.

Nous reviendrons Puerta de Alcala demain pour le Gala Europride / Eurovision avec un autre plateau d’invités croustillant.




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