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Mylène Farmer 2019 à Paris La Défense Arena

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Mylène Farmer 2019 à Paris La Défense Arena
Mercredi 12 juin 2019. Nous assistons au troisième spectacle de Mylène Farmer. Simplement intitulé « 2019 », ce show est donné à Paris La Défense Arena à 9 reprises entre le 7 et le 22 juin.

C’est un show « grand spectacle » mais qui n’est pas forcément aussi époustouflant qu’il avait été laissé entendre. Peu importe, les lumières et la mise en scène sont réussies. Les tenues de Jean Paul Gaultier sont élégantes. La setlist se distingue du précédent spectacle ainsi que les arrangements des musiques. Nous avons passé un bon moment ; et pensons qu’il en a été de même ce soir pour les 27 000 spectateurs présents à Paris La Défense Arena.



Setlist de Mylène Farmer 2019


Interstellaires
Sans logique
Rolling Stone
Pourvu qu'elles soient douces
Stolen car
Des larmes
California
M'effondre
L'âme-stram-gram
Un jour ou l'autre
Ainsi soit je...
Innamoramento
Sans contrefaçon
Histoires de fesses
Sentimentale
Désenchantée
Rêver
Je te rends ton amour
Fuck them all
L'horloge

La Défense Arena accueille ce soir là son 1 000 000 spectateurs qui reçoit un chèque d’un an.

En première partie, il n’y a pas d’artiste invité pour nous faire patienter ; pas même de Julia, la protégée de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, qui aurait pu venir interpréter ses singles "S.E.X.T.O" et "#MESUISTROMPÉE".

20h40. Nous sommes plongés dans le noir. Un effet larsen se fait entendre. Les écrans s’allument, se brouillent, notamment les six suspendus, de forme triangulaire. Le public est comme hypnotisé par un gros cercle lumineux tout là-haut. Au-dessus de nos têtes, les spots de lumière qui le composent sont en mouvement. Les projecteurs balayent la scène.

20h45. Mylène Farmer apparaît tout là-haut, adossée à l’intérieur d’une grande lune qui descend peu à peu. Le cercle lumineux au-dessus de nos têtes s’élargi encore. Nous voyons la chanteuse apparaître maintenant, debout, un micro à la main et avec un micro-casque également. L’artiste française descend jusqu’à l’extrémité du catwalk où le public poursuit son accueil encore plus chaleureusement.

La star emprunte l’extension de l’immense scène de 70 mètres de long qu’elle rejoint. Elle s’avance vers les buildings futuristes, qui rappellent la thématique visuelle de sa précédente tournée « Timeless 2013 ».

La première chanson de ce show est « Interstellaires », tirée du précédent album (2015) qui n’avait pas été suivi d’une tournée. Le titre est joué dans une version rock par les six musiciens qui accompagnent l’artiste rousse sur scène.

Seulement entourée d’eux, l’artiste poursuit avec « Sans logique”, un titre qu’elle joue en live pour la première fois depuis 1989. Elle fait plaisir à ses fans en exhumant ce morceau. Un animal aux grandes cornes ondulées, les yeux luisants, apparaît derrière elle. Sur sa combinaison moulante, en velour noir, des ceintures cuivrées donnent l’illusion qu’elle porte une robe. On doit cette tenue stylée, assortie de bottes en cuir noir, au célèbre couturier français Jean Paul Gaultier.

Le show se poursuit avec « Rolling stone », titre locomotive de son album « Désobéissance » sorti en septembre dernier. Dix danseurs(ses) viennent l’entourer à ce moment pour une première chorégraphie. Ils évoluent sous une « pierre roulante », qui est projetée dans le visuel derrière eux.

Mylène ! Mylène ! Mylène ! crient les fans qui s’impatientent alors que Paris La Défense Arena est plongé dans l’obscurité.

Mylène revient sur scène dans sa combinaison noire en velour, avec ses bottes également noires et qui apparaissent plus hautes que tout à l’heure. La bande de danseurs fait corps autour d’elle sur « Pourvu qu'elles soient douces », l’un de ses grands succès, qui ne figurait pourtant pas dans la setlist de la précédente tournée.

La chorégraphie est plus lente pour l’artiste, mais une dizaine de danseurs(ses) s’agitent à ses côtés dans une chorégraphie dynamique, bien huilée, digne d’un ballet contemporain. C’est un joli tableau de groupe que nous contemplons, ainsi que leurs tenues noires, genre bleu de travail, avec une manche longue argentée et de multiples fermetures éclairs. Devant un visuel aux néons bleus, Mylène porte toujours sa combinaison, effet velour, aux manches longues assorties à de gros bracelets dorés et à ses hautes bottes en cuir.

Le visage de Sting apparaît en grand en fond de scène pendant tout « Stolen car » qu’elle interprète donc en duo virtuel avec le britannique. Les deux artistes ont enregistré ce duo en 2015. Le public éloigné de la scène peut suivre certains passages du spectacle sur les deux grands écrans latéraux et les six supports triangulaires qui diffusent le live. Il voit notamment Mylène toute frêle sous un Sting géant.

Merci, vous allez bien ? nous demande Mylène tandis que la grille centrale se lève derrière elle. L’artiste enchaîne avec "Des larmes" en revenant ainsi à son dernier album. C’est d’ailleurs le nouveau single de l’album. Sur l’écran-grille, levé, qui diffuse son live à la verticale, on est admiratif de sa silhouette, sculpturale, et de ses cheveux mi-longs roux, un roux très vif. La star s’approche d’un guitariste puis d’un autre, allant à droite, à gauche, là encore avec son micro casque et son micro sans fil. « Avec moi ! » adresse-t-elle à son public qui est invité à chanter alors que la chanteuse se retire avant l’outro electro.

Les sirènes de police résonnent dans l’obscurité. Nous entendons divers bruits de la nuit. Sur le morceau suivant, "California", quatre danseuses sont aux côtés de la star. Celles-ci portent des tenues blanches sur des collants gris métallisé, tandis que Mylène a revêtu une nouvelle tenue, courte, cuivrée, qui épouse ses formes, et est assortie à ses fameuses bottes noires.

L’artiste se déhanche en toute simplicité sur ce titre groovy et langoureux. C’est un single de 1996 qu’on aime beaucoup et qui ne figurait pas dans son dernier spectacle, mais dans celui de 2009.

Le show se poursuit avec « M'effondre » que Mylène Farmer joue pour la première fois en live et qui est le seul titre de l’album « Bleu noir » (2010) qu’elle joue ce soir.

Derrière elle, l’immense écran projette un visuel, très graphique, noir et blanc, qui représente une ville plongée dans le noir, comme si elle était recouverte d’une poussière blanche. Le montage de ces images suit le rythme du morceau et montre une ville avec ses monuments (Notre Dame de Paris pour commencer), ses métros, ses habitants… dans une atmosphère très étrange, comme si le monde courait à l’apocalypse.

Les paroles « Jusque-là tout va bien » se répètent en boucle de la part de Mylène, et sont bien évidemment reprises en choeur par les fans. Sur l’outro de ce même titre, qui s’accélère alors que les effets stroboscopiques font forte impression, l’ensemble des danseurs est de retour derrière Mylène. La majorité d’entre eux ont pris place sur deux immenses blocs.

Le rythme s’accélère encore sur « L'âme-stram-gram”, non joué lors de la précédente tournée, contient, sur celle-ci, quelques éléments du titre « Du hast » de Rammstein. Ce groupe allemand de rock va d’ailleurs se produire en concert dans cette même arena ces 28 et 29 juin.

Les éclairages et les éléments du décor sont rouges et blancs pour un rendu visuel épatant ; la troupe au complet, elle, est en noir. Les danseurs portent un corset et un accessoire métallique sur la jambe. Après avoir participé à la chorégraphie collégiale, Mylène s’est retirée en coulisses pour laisser la place à toute sa team de danseurs sur la seconde partie du titre, encore plus electro-rock. Les mouvements sont syncopés et la chorégraphie est ultra-millimétrée.

C’est un tableau époustouflant qu’on a d’autant plus apprécié avec ce nouvel arrangement énergique, qui ne dénature pas les parties vocales, particulièrement le refrain, très fort.

Changement de style total maintenant, et de rythme surtout. Un piano a été installé sur l’extrémité de l’avant-scène. Mylène vient y interpréter "Un jour ou l'autre", titre présent sur « Interstellaires » (2015) et qu’elle fait donc pour la première fois en live. La chanteuse porte à ce moment une nouvelle et longue tenue blanche, de laquelle ressortent ses manches à effet marinière, pailletées. Un beau travail de Jean Paul Gaultier.

La star enchaîne avec "Ainsi soit je...", ballade qui fait son retour dans la setlist de cette tournée. Elle est jouée en version acoustique, et toujours en compagnie de son pianiste. Mylène verse une larme, comme à l’accoutumée sur cette chanson phare.

Nous préférons néanmoins le titre qui arrive ensuite ; beaucoup plus rare "Innamoramento" car l’icône de la variété française ne l’avait pas joué en concert depuis 2000.

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Prochainement la suite de notre résumé de ce show de Mylène Farmer, qui a, comme d'habitude, ravie son public gay venu très nombreux.

Affiche du spectacle de Mylène Farmer à Paris Défense Arena


affiche


Nos meilleurs photos du show de Mylène Farmer




Places pour Mylène Farmer à Paris Défense Arena


Mylène Farmer 2019 à Paris La Défense Arena

Tarifs : Carré platine (205€), Cat Or (185€), Cat 1 (155€), Cat 2 (105€), Cat 3 (69€), Fosse Or (125€), Fosse (65€)

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