Notre article "Eurovision 2026 : la 1ère demi-finale (Eurovision 2026)

Eurovision 2026 : la 1ère demi-finale

Eurovision 2026 : la 1ère demi-finale


Mardi 12 mai 2026. Retour dans la Wiener Stadthalle de Vienne, 11 ans après une édition 2015 marquée par la remise du trophée Eurovision des mains de Conchita Wurst à Mans Zelmerlöw.

Il s’agit ce soir de la première demi-finale de l’Eurovision 2026, la 70ème édition du concours de chant européen… qui sera célébrée samedi pendant la finale.

Avec le retour de 3 pays, et le retrait de 5 autres, la télévision publique autrichienne (ORF) a réuni 35 participants. 15 pays concourent ce soir avec à la clé les 10 premières places pour la finale, à laquelle participera les pays du Big 4 et de l’Autriche, pays organisateur.

Stéphane Bern commente cette première soirée sur France 4, tout comme la deuxième ce jeudi avec la performance de Monroe à découvrir, et avant d’être rejoint par Camille Cerf pour la finale samedi 16 mai sur France 2.

Opening


Vicky Leandros (Luxembourg 1967) interprète son grand succès L’amour est bleu, succès repris par Hélène Rollès récemment.

Sur scène avec la chanteuse née en Grèce en 1952, un chœur ou ensemble de 70 choristes/musiciens.


Présentateurs


Ils ont le plaisir d’animer ces trois soirées, ceux sont Victoria Swarovski et Michael Ostrowski. Emily Busvine, elle, sera en green room avec les artistes après leur prestation et dans l’attente des résultats.

Présentateurs (c) Photos : EBU

Présentateurs


Participants


15 participants s’affrontent pour 10 places en finale. Nous découvrirons aussi ce soir les prestations de deux pays du Big 4 : l’Italie et l’Allemagne.

EUROVISION 2026
ORDRE DE PASSAGE

1ère DEMI-FINALE
CountryArtistTitre
1Drapeau Moldavie MoldavieSatoshiViva, Moldova
2Drapeau Suède SuèdeFeliciaMy System
3Drapeau Croatie CroatieLelekAndromeda
4Drapeau Grèce GrèceAkylasFerto
5Drapeau Portugal Portugal Bandidos do CanteRosa
6Drapeau Georgie GeorgieBzikebiOn Replay
7Drapeau Finlande FinlandeLinda Lampenius & Pete ParkkonenLiekinheitin
8Drapeau Monténégro MonténégroTamara ŽivkovićNova zora
9Drapeau Estonie EstonieVanilla NinjaToo Epic To Be True
10Drapeau Israël IsraëlNoam BettanMichelle
11Drapeau Belgique BelgiqueEssylaDancing on the Ice
12Drapeau Lituanie LituanieLion CeccahSólo quiero más
13Drapeau Saint-Marin Saint-MarinSenhitSuperstar
14Drapeau Pologne PologneALICJAPray
15Drapeau Serbie SerbieLavinaKraj mene


01 Drapeau MD Moldavie // Satoshi - Viva, Moldova


Satoshi, représentant moldave, hérite de la lourde tâche d’ouvrir la soirée et s’élance sans détour dans une performance pleine d’allant. Dès les premières secondes de "Viva, Moldova!", le ton est donné : rythme soutenu, ambiance festive et énergie contagieuse.

Aux côtés de cet artiste enthousiaste, deux danseuses assurent une présence scénique vive, parmi lesquelles la chanteuse Aliona Moon, que les fidèles du concours reconnaîtront peut-être. Avec ce duo non crédité, ils forment un trio complice qui occupe la scène avec naturel et fluidité.

Le chanteur mise sur une approche directe, presque spontanée, accentuée par une tenue sportive, avec quelques éléments métalliques que l'on retrouve aussi dans les tenues de ses complices.

Les visuels, lumineux et aux couleurs du drapeau moldave, s’appuient sur des projections de mots-clés qui scandent la prestation et en soulignent l’identité. Des personnages tous mignons apparaissent ensuite dans le visuel.

Seule rupture de rythme, le chant traditionnel d'Aliona Moon depuis le milieu de la Wiener Stadhalle dans une robe haute de plusieurs mètres.

Ce numéro d’ouverture va droit au but et installe efficacement l’ambiance de la soirée. La qualification pour la finale est très probable. La Moldavie est de retour à l’Eurovision !

Le premier morceau était rapide mais celui qui arrive va l’être encore plus.



02 Drapeau SE Suède // Felicia - My System


La Suède prend le relais avec Felicia, qui défend "My System", un morceau électro-pop teinté d’EDM où se mêlent tension intérieure et énergie pulsée. Son univers, nourri par une sensibilité à fleur de peau, transparaît dès son entrée.

La chanteuse apparaît dans une tenue noire aux reflets rouges, plus visuelle encore que celle du Melodifestivalen, avec de longs gants et bottes en latex rouge vif qui accentuent encore l’esthétique.

Autour de Felicia, la mise en scène reste dense et immersive, traversée de faisceaux lumineux et de lasers qu’elle semble affronter au fil de la prestation. Les effets visuels, largement exploités, accentuent la tension et l’énergie électrique du morceau.

La chorégraphie s’articule cette fois autour de quatre danseurs (contre six au Mello), offrant cependant toujours un impact visuel. L’ensemble reste très structuré, porté par une synchronisation précise.

Les visuels s’inscrivent dans la continuité de la sélection suédoise, avec quelques ajustements. Lors du break, Felicia retire son masque pour apparaître ensuite avec de larges lunettes de soleil chargés en strass, conservant ainsi une part de mystère en laissant une partie de son visage dissimulée.

La Suède semble encore en bonne position pour rejoindre la finale, mais reste à savoir si cette proposition saura convaincre au-delà de son public naturel.



03 Drapeau HR Croatie // Lelek - Andromeda


La Croatie mise sur une proposition à part avec Lelek, qui plonge la scène dans une atmosphère presque cérémonielle. Le quintet vocal féminin offre un tableau singulier, aux airs de rituel. Entre temple et ambiance d’aventure, la scène, marquée d'un grand symbole celtique, installe un climat mystique et hors du temps.

Composé d’Inka, Judita, Korina, Lara et Marina, le groupe forme un bloc uni pour défendre Andromeda.

Leur esthétique, marquée par de longues tresses blondes et des tenues rouges avec des touches de blanc, évoque des traditions anciennes, loin des standards pop habituels.

Vocalement, la maîtrise est totale : les voix s’entrelacent avec puissance et précision, offrant un moment suspendu. Leur tableau envoûtant, dont on avait aperçu les prémices le mois dernier à Amsterdam, devrait trouver son public. Malgré tout, nous ne serions pas opposés à … ne pas les voir parmi les 10 finalistes qui seront annoncés en fin de soirée.



04 Drapeau GR Grèce // Akylas - Ferto


Evoluant dans un décor représentant les rues d'Athènes et chargé d'éléments en lego, le Grec Akylas impose d’entrée un univers ludique et décalé avec Ferto. Coiffé d’un bonnet orange et noir aux oreilles de chat et avec ses bottes en fourrure, il cultive une image hybride, entre créature nocturne et figure de club.

Les écrans plongent la scène dans un imaginaire de jeu d’arcade. Cette esthétique fragmentée accompagne une performance très incarnée, portée par des mouvements libres et une présence magnétique.

Après le moment où il monte sur sa trottinette, son staging prend une autre configuration.

Il croise des personnages incarnés par des comédiens : l'un est statufié en blanc, l'autre est complètement doré, et un autre en noir... qui se transforme en instrument à cordes... avec une référence à la gagnante grec de 2005 (Helena Paparizou)

Il libère une énergie queer assumée, transformant le morceau en véritable exutoire scénique. Le mantra “Ferto Mas Akyla Ferto” martelé à l’écran renforce cette dimension immersive.

Puis, rupture totale : la performance bascule vers une séquence intime, où sa mère est incarnée par une comédienne, apportant une émotion inattendue avant le retour de l’intensité électro.

Un numéro singulier, à la fois festif et affirmé, qui marque les esprits. A l’applaudimètre, on peut dire que la qualification de la Grèce pour la finale de l’Eurovision 2026 est certaine… de même qu’un top 10 en finale samedi soir !



05 Drapeau PT Portugal // Bandidos do Cante - Rosa


A contre-courant de la contribution précédente, voici la - peu spectaculaire - proposition portugaise.

Ce pays mise quasiment toujours sur l’authenticité. Cette année, c’est avec Bandidos do Cante et Rosa, une proposition ancrée dans la tradition et portée par une forte charge émotionnelle. Sur scène, le groupe privilégie une approche épurée, laissant toute la place aux voix et à l’interprétation.

La mise en scène reste sobre, presque immobile, dans la lignée du Festival da Canção, avec une attention particulière portée aux harmonies. Les voix s’entrelacent avec justesse, créant un moment suspendu. Une violoniste intervient également aux côtés des cinq interprètes masculins.

L’émotion, discrète mais réelle, s’installe progressivement, portée par la sincérité de l’ensemble. Ce choix de simplicité pourrait toucher une partie du public, même s’il tranche nettement avec les attentes plus immédiates du concours.

Une qualification en finale semblerait surprenante, mais la singularité de la proposition pourrait jouer en leur faveur, et n’oublions pas que le Portugal a été finaliste ces cinq dernières années.



06 Drapeau GE Georgie // Bzikebi - On Replay


Retour à la pop efficace avec la Géorgie et les Bzikebi qui défendent "On Replay", un titre pensé pour rester en tête. Le trio, composé de Giorgi et de deux Mariam, retrouve la scène eurovisionesque avec une énergie parfaitement maîtrisée.

Le trio est vêtu de combinaisons jaunes en cuir aux contours noirs, qui rappelle les abeilles et leur contribution de 2008 au JESC.

Bzikebi impose une esthétique futuriste, portée par une chorégraphie précise et millimétrée autour d’un gimmick immédiatement identifiable.

Derrière eux, l’écran géant diffuse leurs avatars transformés en cyborgs, dans un univers graphique volontairement artificiel - un visuel conçu, précisent-ils, sans recours à l’IA.

L’ensemble accompagne un morceau construit comme une boucle hypnotique, dont le refrain répétitif finit rapidement par entraîner le public, notamment les eurofans massés dans la fosse.

Le fameux "la-lala-la, la-la-lala" devient un moment fédérateur, sûrement repris dans les foyers européens également. Une proposition simple mais redoutablement efficace ; on aimerait voir ce morceau défendu en finale !



07 Drapeau FI Finlande // Linda Lampenius & Pete Parkkonen - Liekinheitin


La Finlande arrive sur scène avec une attente évidente, portée par le statut de favori du duo. Dans la salle, l’ambiance traduit immédiatement l’enthousiasme autour de cette proposition très attendue. Linda Lampenius et Pete Parkkonen interprètent "Liekinheitin" dans une mise en scène tendue, haletante, mais parfaitement maîtrisée.

Pete Parkkonen apparaît en chemise noire ouverte sur un torse tatoué et bronzé, imposant une présence sensuelle dès les premières secondes. Sa voix grave se mêle à plusieurs passages en falsetto qui viennent accentuer la tension du morceau, intégralement interprété en finnois.

Tout au fond de la scène, Linda Lampenius occupe une place centrale, loin d’un simple rôle d’accompagnement. Malgré leur éloignement, leur interaction structure toute la performance dans un véritable dialogue scénique. La violoniste joue sur un Galliano de 1781, une autorisation exceptionnelle de jouer en direct a été accordée récemment par l’EBU après plusieurs semaines de discussions.

Le décor mêle un confessionnal en flammes à un orchestre abandonné, dans une esthétique dominée par le feu et les lumières brûlantes. Les flammes gagnent progressivement la structure de bois et grillagée, renforçant l’intensité du tableau jusqu’à une montée finale spectaculaire, conclue dans une pluie d’étincelles.



08 Drapeau ME Monténégro // Tamara Živković - Nova zora


Le Monténégro propose un numéro où tradition et modernité se répondent, porté par Tamara Zivkovik, qui impose d’emblée une présence affirmée. Posture assurée, allure conquérante, elle évolue dans un univers incandescent dominé par des teintes rouges et une scénographie en feu.

Son esthétique sombre, presque gothique, mêle textures travaillées et longue chevelure noire, renforçant cette image puissante. Ses danseuses fond corps autour d'elle durant ce tableau et apportent une touche sexy.

Le morceau, une pop balkanique efficace, s’appuie sur une rythmique accrocheuse et des motifs vocaux entêtants, soutenus par une production électro. Sa voix, solide, reste le fil conducteur de la performance.

Lors du passage électro, des jets d’étincelles viennent appuyer la montée en tension, dans une séquence intense.

Une proposition marquante, qui pourrait offrir au Monténégro une qualification en finale… ce qui ne leur ait arrivé que deux fois en treize participations.



09 Drapeau EE Estonie // Vanilla Ninja - Too Epic To Be True


Retour de Vanilla Ninja, groupe emblématique du début des années 2000 passé par l’Eurovision en 2005 (pour la Suisse), désormais réduit à un trio avec Lenna, Piret et Kerli. Sur scène, elles sont entourées d’un batteur, dans une configuration rock classique.

Avec "Too Epic to Be True", les trois blondes proposent un numéro fidèle à leur ADN : une pop-rock directe, portée avant tout par leur présence et une esthétique lumineuse. Les trois blondes jouent la carte de l’attitude, entre regards caméra et énergie pop-rock.

La scénographie, sobre et efficace, laisse toute la place au groupe, dans la lignée de leur performance nationale. Le refrain, immédiatement accrocheur, fonctionne bien et séduit les amateurs de sonorités 2000’s.

Malgré son efficacité, la proposition - très propre - peine à se démarquer. Une cinquième qualification en finale d’affilée semble hors de portée pour l’Estonie.



10 Drapeau IL Israël // Noam Bettan - Michelle


La participation d’Israël a conduit 5 pays à ne pas participer au Concours Eurovision 2026, ce qui fait l’objet de vives tensions ces derniers mois, dans le prolongement de celles des deux éditions précédentes.

Le pays du Moyen-Orient a sélectionné Noam Bettan. Avec "Michelle", le jeune chanteur propose un titre pop contemporain aux influences orientales, porté par un mélange de langues - hébreu, français et anglais - qui renforce son identité singulière.

La production, moderne et épurée, met la voix au premier plan et laisse respirer l’interprétation. Le morceau s’ouvre dans une retenue presque balladique avant de gagner progressivement en intensité.

Il raconte surtout la fin d’une relation marquante, malgré lui, avec “Michelle”, véritable reine des problèmes.

Entièrement vêtu de cuir noir sur scène, il est accompagné de cinq danseuses en cuir blanc et bordeaux pour un rendu qui rappelle l'estéthique du clip. L'une d'elles incarne cette Michelle sur la scène certie d'un gros diamant en guise de décor.

Le public va se mobiliser et voter pour Noam. On peut dire que sa qualification pour la finale est jouée d’avance.




11 Drapeau BE Belgique // Essyla - Dancing on the Ice


La Belgique mise cette année sur Essyla, révélée dans The Voice Belgique, pour défendre "Dancing on the Ice", une électropop efficace aux contours très calibrés. Ancienne patineuse artistique professionnelle, la chanteuse démarre sous des flocons de neige.

Vêtue de blanc dans un corset de cuir prolongé par une petite traîne, une jambe entièrement recouverte, elle évolue dans une esthétique froide qui rappelle l’univers du morceau. Sa longue chevelure brune contraste avec les lumières glacées qui enveloppent le tableau.

Les visuels découpent constamment la scène entre le feu et la glace, jouant sur cette opposition tout au long du numéro.

Autour d’elle, quatre danseurs vêtus de blanc apportent une énergie plus nerveuse, dans une synchronisation précise qui vient rythmer la performance. Le travail chorégraphique a été bien réalisé.

Essyla conserve une gestuelle mesurée, privilégiant l’interprétation à une chorégraphie trop démonstrative.

Solide vocalement, l'artiste livre une prestation maîtrisée,

La mise en scène est très réussie et vient faire oublier que le morceau est un peu faible.

L’ensemble pourrait ne pas suffire à replacer la Belgique en finale après deux éditions compliquées.


12 Drapeau LT Lituanie // Lion Ceccah - Sólo quiero más


Le Lituanien Lion Ceccah impose une présence marquante avec "Solo quiero más" et une esthétique drag. Vêtu de noir sous une grande cape et le visage maquillé d’argent, il capte immédiatement la lumière.

La mise en scène épurée est dominée par une forme blanche abstraite en arrière-plan. Le début, presque a cappella, met en avant une voix lyrique et maîtrisée dans une tension suspendue. Le morceau évolue ensuite vers un refrain plus rythmé, faisant basculer l’atmosphère vers quelque chose de plus dansant. Malgré son titre espagnol, la chanson est interprétée en anglais.

Sa mise en scène est artistiquement brillante, à la fois épurée et très théâtrale , notamment avec la grande faucheuse noire dont il s'est extrait (et avec laquelle les équipes se sont donner du mal afin qu'elle ne s'éboule pas avant le moment attendu).

Peu mobile, Lion Ceccah privilégie l’interprétation. Les paroles projetées renforcent un propos désenchanté, dans une performance sobre et stylisée.



13 Drapeau SM Saint-Marin // Senhit - Superstar


Saint-Marin poursuit la soirée avec Senhit et "Superstar", un titre dance qui maintient l’énergie dans la salle. La chanteuse arrive avec une présence immédiatement reconnaissable, longue chevelure ondulée et allure assumée.

Sa tenue chromée, entre disco et touches futuristes, capte la lumière et renforce l’esprit festif du numéro. Le décor est tout aussi flamboyant.

Autour d’elle, quatre danseurs - dont désormais deux femmes - portent une chorégraphie rythmée et parfaitement synchronisée. La mise en scène alterne passages collectifs très calibrés et séquences plus spectaculaires, notamment un porté qui accentue la dimension show du numéro. L’ensemble repose avant tout sur une énergie de groupe constante, pensée pour entraîner la salle.

La star britannique Boy George (64 ans) intervient ensuite à ses côtés, pour quelques parties chantées seulement, dans une présence plus symbolique que centrale. La prestation s’achève tous deux s'avançant main dans la main sur le catwalk, baignés de couleurs arc-en-ciel et de jets d'étincelles qui envahissent aussi pleinement la scène.

Senhit, pour sa quatrième participation, confirme son aisance dans cet univers club et coloré, pensé pour faire vibrer l’audience sans détour. Les eurofans apprécient mais qu’en sera-t-il des téléspectateurs ?

Ça va être dur de se qualifier pour Saint Marin même si on souhaite à Senhit le même sort qu’avec "Adrenalina" en 2021.



14 Drapeau PL Pologne // ALICJA - Pray


Alicja, initialement sélectionnée pour l’édition 2020 annulée, revient représenter la Pologne avec Pray, une ballade contemporaine aux influences soul et hip-hop, centrée sur le dépassement de soi.

La mise en scène s’ouvre sur une introduction à l’orgue, dans une atmosphère solennelle. Elle apparaît en corset métallique réfléchissant, accompagné d’une robe noire qui souligne une silhouette élégante.

Sa performance repose avant tout sur une interprétation vocale solide, avec une énergie rappelant certaines divas soul modernes. L’ensemble reste maîtrisé, porté par une production soignée.

Sur ce nouveau stagging, ses danseurs viennent dynamiser certaines séquences et ponctuer le tableau. Une proposition propre et construite, qui laisse toutefois une impression mesurée malgré ses qualités.

La qualification de la Pologne serait une surprise. Les bookmakers misent peu dessus.



15 Drapeau RS Serbie // Lavina - Kraj mene


Quinzième et dernière chanson : "Kraj mene". La Serbie est représentée par le groupe Lavina, dans une ambiance immédiatement sombre et oppressante. Le chanteur Luka apparaît seul dans la pénombre, silhouette repliée, avant de gagner lentement le centre de la scène au milieu d’une épaisse fumée.

Progressivement, cinq musiciens sont à ses côtés, dont trois guitaristes en tenues de cuir noir toutes cloutées également, installant une esthétique hard rock assumée.

Le morceau avance d’abord sur un tempo contenu, presque pesant, qui fait monter la tension. Ce n’est que dans sa seconde moitié que la performance se libère, avec une montée en intensité marquée, des hurlements vocaux et un basculement des lumières vers le rouge.

Les technologies de lumières sont bien utilisées dans la mise en scène, et notamment les nombreux spots qui descendent et font penser à des corbeaux.

Sans chercher à lisser son identité ni à adapter son propos, le groupe assume pleinement son univers brut et frontal. Une proposition cohérente, radicale, avec laquelle la qualification pour la finale est possible... bien qu’on ne les regretterait pas de notre côté.



Starting Voting Now


Victoria Swarovski
Michael Ostrowski
Emily Busvine (green room)


Interval Act 1


L’australien Go-Jo (ESC 2025) apparaît dans ce tableau appelé « Kangaroo », et partagé avec les présentateurs autrichiens Victoria Swarovski et Michael Ostrowski.

Le thème de ce tableau est la confusion que font parfois certains entre leurs deux pays.



Interval Act 2 : Circus





Résultats


Les téléspectateurs (10 votes maximum par moyen de paiement au lieu de 20 !) et les jurys ont départagé les 15 entrées de ce soir.

Les dix pays qualifiés pour la finale sont maintenant annoncés.

Résultats (c) Photos : EBU

EUROVISION 2026
FINALISTES

1ère DEMI-FINALE
PaysArtisteTitreFinaliste?
1Drapeau Moldavie MoldavieSatoshiViva, MoldovaFINALISTE
2Drapeau Suède SuèdeFeliciaMy SystemFINALISTE
3Drapeau Croatie CroatieLelekAndromedaFINALISTE
4Drapeau Grèce GrèceAkylasFertoFINALISTE
5Drapeau Portugal Portugal Bandidos do CanteRosa
6Drapeau Georgie GeorgieBzikebiOn Replay
7Drapeau Finlande FinlandeLinda Lampenius & Pete ParkkonenLiekinheitinFINALISTE
8Drapeau Monténégro MonténégroTamara ŽivkovićNova zora
9Drapeau Estonie EstonieVanilla NinjaToo Epic To Be True
10Drapeau Israël IsraëlNoam BettanMichelleFINALISTE
11Drapeau Belgique BelgiqueEssylaDancing on the IceFINALISTE
12Drapeau Lituanie LituanieLion CeccahSólo quiero másFINALISTE
13Drapeau Saint-Marin Saint-MarinSenhitSuperstar
14Drapeau Pologne PologneALICJAPrayFINALISTE
15Drapeau Serbie SerbieLavinaKraj meneFINALISTE


Tableau des votes


Bientôt...

Jeudi, lors de la deuxième demi-finale, nous retrouverons les prestations de la Bulgarie, Azerbaijan, Roumanie, Luxembourg, Tchéquie, Arménie, Suisse, Chypre, Lettonie, Danemark, Australie, Ukraine, Albanie, Malte et de la Norvège… ainsi que celle de notre représentante Monroe.
Publié le 13/05/2026

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