Robbie Williams Let me entertain you Tour au Zénith (Paris – 2015)

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Robbie Williams Let me entertain you Tour au Zénith (Paris – 2015)
Robbie Williams a fait un crochet par Paris les 30, 31 mars et 1er avril 2015, et cette fois-ci pas uniquement pour faire de la promotion. Le britannique donnait trois concerts dans le cadre du Let me entertain you Tour. C’était la première fois depuis le 17 juin 2006, au Parc des Princes, qu’il se produisait sur une scène parisienne.

Cette tournée ne devrait pas passer par l’Angleterre, ni par l’Allemagne, mais fera escale dans une vingtaine de pays européens et au Moyen Orient. Le chanteur a choisi les pays où il a moins de succès et qui ne pouvaient donc accueillir sa précédente tournée des stades ("Take the crown Stadium tour") ; mais peut-être qu’il décidera de la prolonger au-delà du mois d’août…

Nous avons déjà vu Robbie sur scène à Wembley (Londres) en 2011. C’était avec ses ex-complices de Take That, qu’il avait retrouvé un an plus tôt, pour l’enregistrement de "Progress", après 15 ans de séparation. En ce 30 mars 2015, nous patientons en visionnant la bande annonce d’un film, puis de la publicité pour Café Royal dans laquelle Robbie Williams joue à James Bond.

Il est 20 heures, la première partie va commencer. Elle est assurée par Baskery. Le trio féminin opère dans le registre de la pop soul avec une couleur black. L’une joue de la contrebasse, l’autre du banjo et la troisième est aux percussions et à la guitare. “Bonsoir that's all I can say in french” nous disent les trois soeurs suédoises. C’est assez mollasson au début avant de partir vers du son plus rock ensuite. Pour autant, on déteste généralement ces premières parties avec cette impression qu’on nous a traînés de force dans un festival, ou dans un bar de quartier, sans la bière pour nous faire apprécier quoique ce soit. Bref, elles ont beau faire tout ce qu’elles veulent, au final, nous restons assez hermétiques.
21 Heures. "Salut. Il y a quelqu’un peut-on lire sur l’écran comme-ci Robbie Williams nous adressait un SMS.
Je veux entrer en contact avec les vivants. Vous êtes là ? Je ne vous entends pas. Cool ! Remuez vos fesses !
Maintenant Criez ! Paris… Suis-je toujours votre fils ?" Alors "let me entertain you ! "

Cette introduction est originale, avec un procédé pourtant très simple. Nous ne l’avions encore jamais vu dans ce type de show.

La silhouette de Robbie Williams est projetée sur l’écran rouge pendant que ses choristes et musiciens prennent place sur la scène du Zénith sur une version ralentie de "Carmina Burana". Michael Jackson avait déjà utilisé cette musique de Carl Orff en ouverture de son "Dangerous tour" en 1992. Il faut dire qu’il rêve de lui prendre le trône, comme il semblait vouloir l’indiquer en nommant son album "Take the crown" en 2012.

ROBBIE s’affiche en gros dès que se fait entendre la mélodie de Let me entertain you, succès de 1998 qui a donné son nom à cette nouvelle tournée. Robbie Williams est propulsé sur la scène parisienne. Le britannique arbore un look de diablotin avec ses cheveux blonds, ses lunettes de soleil rondes, ses cornes noires, et son petit gilet dévoilant ses bras tatoués.

La star est au top de sa forme, danse beaucoup avec ses quatre choristes. Ses huit musiciens envoient du lourd avec des cuivres, des guitares et de la batterie. Nous sommes directement dans l’ambiance, et dansons tous dès ces premiers titres. Cela se poursuit aussi fort sur Rock DJ avec lequel il enchaîne sans temps mort.

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Sur le catwalk avec ses deux choristes et s’appuyant sur sa cane (qui lui sert aussi de pied de micro), Robbie poursuit avec l’énergique Monsoon, un titre pop rock de 2003 paru sur l’album "Escapology". La pluie tombe dans le visuel mais nous remarquons surtout que l’artiste parle de champignons. Le secret de sa forme ?

Changement de son ensuite avec Tripping, mais aussi de tenue pour Robbie qui enfile une petite veste en couleurs de boule à facettes. Il effectue quelques pas de danse sur ces sonorités plus disco et sous les lasers rouges qui embellissent la scène. Veste réfléchissante que Robbie ne garde pas, la retirant sur les toutes dernières mesures de ce morceau.

Il se met ensuite à chanter Royals de la néo-zélandaise Lorde accompagné de ses musiciens, puis enchaîne directement sur l’un de ses propres titres : Bodies, le lead single de son album "Reality killed the video star" (2009).

Le trio de la première partie, les Baskery, rejoint Robbie Williams pour The road to Mandalay ici joué dans une version intéressante mettant en valeur la voix de la star qui sonne plus langoureuse que dans la version studio.

Robbie enfile des gants blancs en nous rappelant que son "Swing tour" n’est pas passé par la France l’année dernière. Il s’en excuse tout en plaisantant "I blame my management" en pointant du doigt vers les coulisses. Dès l’a cappella, le quarantenaire nous fait chanter avec lui les "Hidee hidee hidee hi" de Minnie the moocher, ce titre jazzy de Cab Calloway que le britannique a enregistré pour son disque "Swings both ways".

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Robbie défile sur le catwalk du Zénith et vient saluer ses fans, suivi par ses choristes qui dansent lascivement derrière lui. En parfait gentleman, il saisit au passage un bouquet de roses rouges qu’il offre à une jeune fille.

Robbie regagne la scène principale où il nous demande nos suggestions. "L'amour suprème ? On y va !" Le crooner nous montre tous ses talents d’interprète sur Swing supreme en version big band. L’orchestration est plus lente que l’originale, et il interprète quelques brides en français avec son public.

Robbie reprend ensuite Ignition à R. Kelly pour une doo wap vocal a cappella avec ses quatre musiciens, puis le Shout des Isley Brothers.

Il s’assoit à côté de son guitariste et nous offre ainsi un court extrait unplugged de Gospel, un titre de l’ère "Take the crown" avant de passer à Mofo (Motherfucker), une chanson dédiée à son fils qu’il renomme affectueusement Charlie. Toujours avec son costume en queue de pie, Robbie confesse "I'm a proud father of two child", sa fille Theodora et son fils Charlton, qu’il a eu avec son épouse Ayda.

Robbie semble être plus dans l’improvisation à ce moment du spectacle. Il communique avec son public et plaisante beaucoup et, comme il le dit, se prend pour Bruce Springsteen. Puis, avec le reste de sa troupe, il poursuit avec Better man avant d’accueillir son père Peter Conway qui vient chanter ce titre avec son fils.

Robbie demande les applaudissements pour son père, accueilli comme il se doit. En kilt, la canne à la main, Robbie poursuit avec We will rock you, la reprise de Queen et I love rock'n'roll qu’il reprend à Joan Jett.

Seul sur le catwalk, et devant nous, Robbie poursuit avec No regrets, pour une belle prestation avec ce titre qui date également de 1998 ; son interprétation est émouvante sur cette production rock qui reste musclée en arrière-plan.

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Robbie retourne sur la scène principale où il s’assied avec ses choristes. "It’s the George Michael moment" nous précise-t-il avant de revenir à son premier single solo, Freedom, pour une belle prestation vocale. Cela se poursuit avec son tube Come undone qui contient, ici en live, quelques brides de “Still haven't found what I'm looking for” de U2. Son nom apparaît comme un logo sur les vieux téléviseurs en noir et blanc dans le visuel rétro diffusé au fond de la scène.

Avant la reprise du morceau, il demande "France, Am I still your son ?", le public est ravie de partager ce moment magique avec son idole.

Certains fans sont venus maquillés pour l’occasion. Robbie descend dans la fosse parmi son public français et choisi Debbie. On apprend alors que c’est en fait une canadienne qui a l’honneur de monter sur scène. Il l'enlace avant de l'embrasser puis de la faire monter dans un lit vertical avec lui. Un visuel est projeté autour d’eux pendant l’up tempo Candy. Le couple improvisé reproduit en dansant les mouvements enregistrés dans cette vidéo qui apporte une touche humoristique à ce tableau.

C’est encore une petite trouvaille pour ce spectacle qui, sans être une grosse production, saura contenter son public français. Cela se poursuit avec leur venue et du reste de la troupe sur le catwalk. L’outro jouée par les cuivres est résolument brésilienne. Tout le monde se laisse prendre au jeu dans une communion parfaite.

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Après un court break, une voix d’opéra retentie dans la salle alors que de beaux lasers verts installent la mise en scène. Les premières notes de Feel ravissent le public qui se rappelle de ce tube comme s’il datait d’hier. Cette version est plus aérienne. Robbie fait quelques pas de danse tandis que le public reprend les paroles en chœur.

Le visuel se poursuit avec un fondu qui fait appel aux 007 du générique de James Bond. C’est logiquement avec son tube Millenium qu’il enchaîne directement. Derrière lui, un visuel en 3D est projeté et dans lequel apparaissent tout un tas d’objets dorés et de silhouettes féminines. Une mise en scène à l’esprit de l’espion britannique et auquel on peut associer souvent l’artiste.

Robbie porte toujours son kilt noir et nous rappelle Martin Gore de Depeche Mode avec son look. Les riffs de guitares et le rugissement des cuivres sont appréciables sur le Whole lotta love emprunté à Led Zeppelin. Ce titre est mixé au duo enregistré avec notre australienne préférée. Justement trois statuettes réfléchissantes représentant Robbie (pochette de l’album "Take the crown") tournent sur elle-même en arrière-plan sur Kids chanté avec ses choristes. Ce titre, Kylie Minogue l’avait également repris en novembre dernier à Bercy dans son Kiss me once tour.

Le Zénith est plongé dans le noir pour un long break durant lequel les fans réclament leur star. Les visages des quatre membres du groupe Queen apparaissent dans le visuel projeté. On entend aussi leurs voix sur Bohemian Rhapsody auxquelles vient s’ajouter celle de Robbie qui est de retour dans une nouvelle tenue noire avec des motifs dorés. La partie lyrique reste la version originale mais Robbie est la voix principale.

Il s’en suit de longs applaudissements pour Robbie alors que ce moment chargé d’émotion s’achève. Le spectacle se clôt bien évidemment avec le plus grand tube de Robbie. Le public est heureux d’entendre Angels, ici joué dans une version très orchestrale et devant une belle mise en scène avec toutes ces bougies. La troupe de Robbie est à ses côtés ainsi que son père pour ce morceau d’anthologie. Alignée, toute l’équipe salue le public venu les applaudir. Il est déjà 22h55 lorsque le spectacle s’achève.

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Robbie Williams aura réussi le pari de reconquérir son public européen le plus exigent avec ce spectacle sous forme de best of. Le showman a assuré tout au long de la soirée avec une présence scénique tout à fait appréciable. Il a fait plaisir à son public, et s’est aussi fait plaisir avec ses plus grands tubes mais aussi en reprenant U2, Led Zeppelin, Queen, Lorde, George Michael, Cab Calloway, R. Kelly et les Isley Brothers.

Robbie semble apaisé depuis la naissance de ses enfants. On voit aussi son sens de la famille avec la présence de son père Peter Conway à ses côtés.

Ce pari est gagné même sans interpréter un seul titre de son groupe Take That, ni son récent single « The days » avec le dj Avicii et même défendre son Under the Radar Volume 1, un disque qu’il vend uniquement sur son site internet et qui est composé de chansons restées inédites. Parmi elles, nous apprécions les extraits H.E.S. (qu’il aurait interprété le lendemain), The pilot et Love is you.
Let me entertain you
Rock DJ
Monsoon
Tripping
Royals / Bodies
The road to Mandalay (avec Baskery)
Minnie the moocher (de Cab Calloway and His Orchestra)
Swing supreme
Ignition (de R. Kelly)
Shout (de The Isley Brothers cover)
Motherfucker
Better Man (avec son père Peter Conway)
We will rock you / I love rock 'n' roll
No regrets
Freedom 90 (de George Michael)
Come undone / Still haven't found what I'm looking for (de U2)
Candy
Feel
Millennium
Whole lotta love (de Led Zeppelin) / Kids

Encore:
Bohemian Rhapsody (de Queen)
Angels



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