Lenny Kravitz à Bercy (Paris – 2014)

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Lenny Kravitz à Bercy (Paris – 2014)
Lenny Kravitz était de passage à Paris-Bercy le 23 novembre 2014, dans le cadre de son Strut Europe Tour 2014.

L’américain qui a un pied-à-terre dans notre capitale donnait une tournée française de 8 dates, et ce, jusqu'au 11 décembre au Zénith de Nantes.

Bien que nous ne soyons pas spécialement fan de rock, nous voulions voir cette star sur scène, comme nous avions pu le faire avec Prince.
20h25. Bercy est plongé quelques instants dans le noir. Que le spectacle commence ! Lenny Kravitz, dans la pénombre, crie Paris ! sur les premières notes jouées à la guitare. Il apparaît sur Dirty white boots vêtu d’une veste marron et un pantalon en cuir.

L’américain fait raisonner sa guitare, qu’il porte en bandoulière, et, dès ce morceau, on entend ses 3 choristes ainsi que sa bassiste (en costume et longues bottes argentées, qui nous fait penser aux looks d’Abba) qui vient renforcer les choeurs. Son band est complété d’un guitariste aux longs cheveux frisés et de sa batteuse Cindy Blackman.

Un simple éclairage met en lumière la (petite) scène ronde sur laquelle le groupe se donne en spectacle devant plus de 15 000 personnes. 7 caméras tournent autour de la scène, qui contient également 2 rangés de spots de chaque côté ainsi qu’un écran géant. Celui-ci clignote en rouge sur American woman. La star est applaudie et encore plus lorsqu’il crie Pariiis !

En changeant de guitare, Lenny salue son public puis nous interprète It ain't over 'til it's over, son tube (de 1991 !) sur lequel sa voix est douce et beaucoup plus soul. Les images live sont projetées sur écran et les plus fans reprennent en chœur les paroles sur ce refrain bien connu.

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Kravitz enchaîne avec Strut, le morceau qui porte le nom de son tout dernier album. Accompagné de ses 3 cuivres, l’homme est très stylé avec son haut transparent assorti de fines chaînes métalliques. L’écran noir diffuse le live avec des effets contrastés en noir et blanc. Au-dessus, la boule de lights change de forme jusqu’à donner l’apparence d’une grenade.

D’autres sonorités funky à la guitare raisonnent dans la salle alors que le jeune quinquagénaire retire sa veste, laissant apparaître de beaux bras tatoués, à la plus grande joie d’un public lui criant son admiration. Sur Dancin' til dawn, il continue d’éblouir son auditoire avec une attitude des plus cool. L’artiste se rapproche de son guitariste puis vient s’appuyer sur l’épaule de son saxophoniste. C’est sa façon de mettre ces talentueux musiciens en lumière.

Le chanteur se ballade avec son pied de micro, mais le prend aussi autrement comme on peut s’en rendre compte lors de ses déhanchements. Il faut dire que l’homme est bien dans son corps et fier de l’exhiber. Nous avons aussi pu nous en rendre compte en passant au merchandising, où il apparaît sur un t-shirt très sexy; une photo également présente dans le livret de son album "Strut".

L’américain enfile maintenant sa guitare sèche et nous chante Sister au cours d’une séquence intimiste. Son guitariste a le bon rôle encore puisqu’il apparaît dans les images live retraitées avec un effet psychédélique, pendant que Lenny interprète ce morceau disponible sur son troisième album studio.

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Au cours d’une petite pause, Lenny Kravitz enfile une veste à motifs scintillants. Merci beaucoup, so beautiful thank u so much… for welcoming me back in Paris ! You know I live in Paris, it’s my favorite city ! This next song is from where I am from… nous dit-il pour présenter New York City, son dernier single qui est donc un hommage à sa ville d’origine.

Les musiciens jouent une partition groovy et Lenny nous fait chanter et répéter New York ! New York ! Dans le visuel arty en noir et blanc, les images défilent à vive allure, les éléments fourmillent, tandis que les lumières jaunes et roses embellissent la scène. Sous la boule de lumières qui forme maintenant un stroboscope, la star danse et dégage ce sex appeal qui fait sa renommée depuis une vingtaine d’années.

Justement, alors que la salle est plongée dans le noir, le sex symbole retire sa veste. Sur le très rock Dig in, le public frappe des mains, visiblement ravi d’entendre ce tube de 2001.

Mais, toute la musicalité du rock de Lenny Kravitz va s’apprécier sur Always on the run, un morceau enregistré en 1991 avec le guitariste Slash, et qui ce soir est étiré sur plus de 15 minutes. Les guitares hurlent, les autres instruments leur répondent à merveille et notamment lors de la venue du multi-instrumentiste de Trombone Shorty, que nous avons découvert en première partie. Devant le gros bandeau rouge projeté sur le grand écran, le groupe prend du plaisir à jouer et le public est enchanté de ce moment de génie.

La musique et les lumières marquent une courte pause. Bercy est plongé dans le noir, mais le public comble le silence en criant Lenny ! Lenny ! La musique reprend avec le tube I belong to you, un morceau de 1998, qui est pour nous l’un des plus connus de sa carrière. Sur ce morceau très radiophonique, chacun se lève pour chalouper sur cette jolie mélodie et chanter le refrain en même temps que les choristes qui font également un travail remarquable sur ce titre.

Place maintenant à Let love rules que Lenny commence a cappella, avec une intro très bluesy. Il s’agit du tout premier single de la rockstar ; c’était en 1989, un titre qui a aussi donné son nom à son tout premier album. Certains spectateurs sont filmés dans Bercy et heureux de se voir simultanément sur l’écran géant. Comme emportés par la rythmique, tous les parisiens frappent des mains et suivent les chœurs lancinants d’un trio décidément très efficace.

Durant plusieurs minutes, ils maintiennent les chœurs, de plus en plus forts, en balançant des bras. Tout Bercy est éclairé. Lenny, qui avait exceptionnellement retiré ses lunettes de soleil sur ce morceau, comme pour profiter du spectacle, laisse ensuite la scène à son guitariste quelques instants.

Le concert ne marque pas de pause et les musiciens enchaînent directement, et aussi intensément, avec Fly away. Avec ce succès, la star est certaine de nous faire bouger, et là aussi, tout le monde reprend en chœur les refrains et les fameux Yeah… Au trombone et en appui des cuivres, on retrouve le chanteur de Trombone Shorty qui assurait la première partie tout à l’heure.

La bande retourne en coulisses quelques instants. Les fans se mettent alors à réclamer leur idole, qui fera son retour quelques minutes plus tard en compagnie de son équipe au complet.

Thank u so much nous dit-il. Do you see the cameras ? We’re gonna do new songs of the new album. I want my hometown on film, so go crazy ! nous lance-t-il avec assurance. L’ambiance monte encore d’un cran pour le titre Sex, morceau à fort potentiel qui ouvre d’ailleurs l’album. L’énergie rock, mais aussi funky, dégagée sur cette chanson ne souffre pas de la comparaison avec les plus grands tubes de la star.

Lenny chevauche sa guitare triangulaire pour l’excellent The chamber dont le clip a été tourné à Paris. Les lumières blanches quadrillent la scène alors que des formes géométriques sont projetées sur écran. Ce titre est si fort que c’est en appréciant ce morceau que nous nous sommes décidés à venir applaudir Kravitz ce soir.

L’artiste est toujours aussi musclé (seconde motivation !) et joue le mâle avec ses muscles saillants. Il nous balance sans attendre son hymne Are you gonna go my way. C’est la folie dans Bercy avec ce titre de 1993 qui nous rappelle nos 15 ans.

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Merci beaucoup nous dit-il avant de nous présenter sa troupe. Il nous salue une dernière fois, avant de quitter la scène, sur un final constitué d’une longue outro rock. Il est 22h25 passé. Bercy est plongé à nouveau dans le noir, mais nous n’avons pas le droit à un second rappel. C’est un disque qui prend le relai alors que chacun d’entre nous prend la direction du métro avec le sourire.

Ce concert de Lenny Kravitz nous aura donc beaucoup plus. Nous nous sommes décidés au dernier moment à y aller mais, avec du recul, cela aurait été dommage de rater cet artiste complet sur la scène de Bercy. Nous avons passé une très bonne soirée et nous étions d’ailleurs prêts à y rester encore une bonne demi-heure si le rockeur avait décidé de reprendre ses autres hits : "Again", "Believe", "Stillness of heart", "I'll be waiting", "Rock and roll is dead" et "Stand by my woman" ne figurant pas dans la setlist.
Dirty white boots
American woman (The Guess Who cover)
It ain't over 'til it's over
Strut
Dancin' til dawn
Sister
New York City
Dig in
Always on the run
I belong to you
Let love rule
Fly away (with Trombone Shorty)

Encore:
Sex
The Chamber
Are you gonna go my way





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