Lady Gaga au Zénith avec Art Rave The Artpop Ball (Paris)

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Lady Gaga au Zénith avec Art Rave The Artpop Ball (Paris)
Après l’Olympia (2009), Bercy (2010) et le Stade de France (2012), c’est au Zénith de Paris que nous sommes allés applaudir Lady Gaga le 31 octobre 2014.

Born this way et Art pop, les deux derniers albums de l’américaine nous ont beaucoup moins plus que The fame et sa réédition The fame monster, mais nous avons quand même voulu la revoir en live, et ce d’autant plus que le spectacle passait par le Zénith. Cette salle est plus petite que Bercy et à notre préférence. Le public de Lady Gaga est moins nombreux mais ceux sont les travaux en cours à Bercy qui ont conduit la chanteuse à se produire pour 2 dates au Zénith.

Bercy Arena réouvre ses portes prochainement et verra le retour de Lady Gaga dès le 24 novembre pour la dernière date mondiale du Art Rave : The Artpop Ball.

Depuis le 4 mai 2014, date à laquelle ce spectacle a commencé à Fort Lauderdale, nous avons réussi à garder le mystère à propos de ce show. C’est désormais l’heure de découvrir ce que nous a réservé la star.



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D’emblée, une musique électro retentie dans la salle qui affiche complet ce soir. La troupe de danseurs de Lady Gaga prend possession de la scène et l’occasion nous est donnée de voir un tableau très coloré : des lumières aux tenues des danseurs nous en prenons plein les yeux. L’ascenseur porte Lady Gaga devant une foule qui se manifeste bruyamment. Celle-ci se compacte encore alors que démarre Artpop, le morceau au titre éponyme. La star porte de longues ailes à plumes jaunes ainsi qu’une boule bleue fixée à son body blanc scintillant. La mise en scène est jolie, psyché et kitsch à la fois.

"Bonsoir Paris !" Puis, "Bonsoir la France" nous lance-t-elle pendant ce premier morceau. La diva américaine est bien de retour. "Levez des mains ! Chantez avec moi !" Elle ne se ménage pas et dans un français très correct. Lady Gaga rejoint son piano alors que les gros ballons colorés continuent leur ballade sur la scène.

Le morceau suivant ne sera pourtant pas plus joué au piano, car sa troupe la rejoint pour G.U.Y. Cette chanson bénéficie d’une chorégraphie très dynamique et d’une mise en scène similaire dans son déluge de couleurs. "Allez mes petits monsters, levez des bras ! Chantez… Don’t be shy !" Son public note surtout le passage sexy où son danseur black la saisit dans ses bras. L’ambiance est déjà montée d’un cran chez les fans de l’américaine, surtout qu’elle poursuit avec le tout aussi relevé Donatella.

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La star se retire en coulisses nous laissant le temps d’admirer le beau décor aux formes blanches, et d’écouter ses 5 musiciens jouer. Le spectacle va se poursuivre avec deux autres morceaux qui figurent également sur son dernier disque.

Les créatures aux tenues moulantes et futuristes font leur entrée pendant l’interlude rock. La diva revient pour Venus dans une tenue plus légère, mais avec une perruque bien plus étoffée.

Entre ses 2 guitaristes qui l’entourent, Lady Gaga nous offre un interlude a cappella avec le fameux Willkommen, Bienvenue, Welcome. Sur la chanson de la comédie-musicale Cabaret, la voix de la Cheek to cheek nous montre son niveau, exceptionnel pour une artiste pop.

Toujours immobile entre ses 2 guitaristes, l’artiste prend la parole pendant 5 minutes pour un speech prônant ses valeurs : la tolérance et surtout la liberté artistique. Vous n’avez pas besoin d’un contrat pour être un artiste, pas besoin d’un manageur… dit-elle à son public pour l’inciter à créer sans limite extérieure.

Dans ce discours, elle cite tous ses singles avant de s’adresser à ceux venus seulement pour écouter ses tubes, car elle veut leur montrer autre chose et, en particulier, ce qu’est l’ArtPop experience !

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La chanteuse enchaîne avec un morceau totalement différent mais qui est plus représentatif de ce qu’est devenue la chanteuse la plus populaire au monde… mais qui est parvenue à cliver même au sein de son propre public.

Lady Gaga reste en petite tenue et n’enfile qu’un perfecto pour Manicure l’un des moments rock de cette soirée qui regorgera cependant de tubes, bien que l’artiste n’ai pris un virage moins commercial ces dernières années.

Ses danseurs se déhanchent cette fois derrière leurs pieds de micro avant de venir trimballer la chanteuse à bord de son fauteuil coquille. Elle termine par se coucher sur scène sous une nouvelle pluie de confettis.

La mélodie de son premier tube mondial, Just dance, fait crier la foule, bien que celui-ci soit joué dans une version totalement réarrangée. Lady Gaga mène la chorégraphie entourée de ses danseurs. Elle a revêtu une petite robe blanche comme à ses débuts et le clavier en bandoulière en forme d’hippocampe.

Le medley de ses vieux tubes se poursuit avec l’énorme Poker face, lui-même rapidement chaîné avec Telephone proposé ici dans une version aux séduisants clappements disco. La bande retourne se changer en coulisses tandis que le trio de guitaristes s’amuse avec ses instruments.

S’en suit un interlude coloré sur Partynauseous avec un retour des girls sous une pluie de lasers et de riffs de guitares. La voix (enregistrée) de Gaga se fait entendre pendant ces quelques minutes d’énergie. Elles vont se conclure après une poignée de secondes d’amusement pour la chanteuse qui chante maintenant dans une tenue de pieuvre mouchetée.
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Sur le côté droit de la scène du Zénith, qui ne peut accueillir la configuration habituelle (catwalk, écrans, arbres…), Lady Gaga chante Paparazzi, puis retire ses ballons en latex. Sous sa perruque blonde au carré, elle passe à Do what U want qui est également l’occasion d’une nouvelle prouesse vocale, entre ses 2 guitaristes.

Ce morceau est l’un des rares succès de l’album ArtPop. Les fans semblent beaucoup l’apprécier car ils ont choisi ce moment pour lui lancer quelques fleurs et petites peluches. Elle nous fera également chanter ce titre pour un a cappella de transition.

La chanteuse (qui porte un percing nasal actuellement) retourne s’installer au piano avant de nous confier détester Halloween… "C’est la direction mauvaise ! Mais j’adore mes fans !!" Déclaration bien reçue car elle bénéficie d’applaudissements et de mots sympathiques en retour.

Seule en scène désormais, elle dédicace Dope à ceux qui ont des problèmes avec la drogue, l’alcool ou la dépression. L’artiste s’adresse à son public dans le break (Je vous adore) et précise que "Mon ami Azzedine Alaïa est là ce soir… Thank u for inspiring me".

La chanteuse est écoutée respectueusement pendant ce live : ses fans ne crient (on t’aime !) que pendant les breaks d’un morceau qui s’éternise pourtant.
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Toujours derrière son piano galactique, et désormais accompagnée de ses musiciens, Lady Gaga nous chante You & I… Pour mes fans, mes petits monsters, pour vous et pour moi !

Ses danseurs ramassent les cadeaux jetés par son public, tandis que la star fait son show sur cette ballade en chevauchant son piano, jouant de la guitare avec ses dents et en courant de l’autre côté de la scène où elle finit par se jeter au sol.

"Ça va ?" nous demande-t-elle avec un petit clin d’œil. Elle regagne son clavier pour y lire la lettre d’un fan gay et fait monter un jeune à ses côtés. On lui offre un petit cochon et lance un rainbow flag qu’elle dispose sur son clavier.

Elle s’exprime sur la vague d’homophobie que nous avons tous constaté en France depuis des mois où le mariage pour tous est en discussion, et depuis que la loi a été votée en mai 2013. Face à ces conservateurs, elle demande "Rise up Paris !"

Son jeune fan reste à ses côtés au piano, la main sur l’épaule, alors qu’elle nous chante une version mid tempo de Born this way. Ses fans chantent ce refrain et font le symbole de ralliement des petits monsters avec leurs doigts crochus.

Alors que la star a regagné les coulisses, le spectacle se poursuit sur Jewels N' Drugs. Dans cet interlude aux sons de rap et d’electro, de lasers et de confettis, sa troupe porte des tenues en cuir… tous très sexy !

Le Zénith est plongé dans le noir. Des coulisses, l’américaine chante le refrain de The edge of glory a cappella. Lady Gaga débarque finalement sur Judas, où elle porte un perfecto (un crucifix rouge dans le dos !) et une perruque verte. Ses collants ne dissimulent pas ses fesses rondes. Le morceau est très rock'n'roll et la chorégraphie est parfaitement exécutée en compagnie de ses danseurs masculins.

Elle enchaîne directement sur le très puissant (vocal) Aura avec sa troupe au grand complet pour une chorégraphie millimétrée. Des lumières colorent à merveille ce tableau explosif, lui-même complété par de puissants lasers.

Après l’interlude Sexxx dreams sur canapé, le cabaret électronique reprend de plus belle avec un jeu de chaises sur Mary Jane Holland. Lady Gage en porte 3 et se positionne comme une œuvre d’art.
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Sur l’intro d’Alejandro, son danseur black la porte, et la fesse gentiment avant de la jeter afin que celle-ci entame la chorégraphie. En compagnie de ses danseuses en latex noir, Lady Gaga nous offre un nouveau tableau chorégraphié.

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Lady Gaga revient sur scène avec une perruque frisée noire. Son blouson de cuir rouge ne dissimule rien de son fessier. Une tenue aussi simple que l’interprétation du titre suivant sera dépouillée. Il s’agit de Bang Bang (My baby shot me down), le cover de Cher, sur lequel ses talents d’interprète ne laissent aucun doute. Sur le pont musical, elle exécute quelques pas de danse latins en solo.

L’américaine savoure ses applaudissements et parle de sa différence dans l’industrie de la musique et notamment de ceux qui essayent de la changer. En retirant sa perruque, elle précise qu’elle ne juge pas l’autre sur sa religion, ni sur sa sexualité...

Après une scène d’habillage digne de ce que doivent subir tous les divas américaines dans ce type de shows millimétrés, l’artiste est littéralement transformée, sur Ratchet, en poupée japonaise colorée, et à la fois hippy avec ses dreadlocks. Sur Bad romance, elle exécute la chorégraphie en compagnie du reste de sa troupe en tenues de pluie aux couleurs fluorescentes.

Quand j’ai écrit "ArtPop" j’ai réalisé qu’il serait bien différent de (l’album) "Fame"… , nous dit-elle avant de nous chanter le hit single Applause. Le morceau est chorégraphié et l’énergie bien réel dans un Zénith chauffé à bloc.

Lady Gaga retire sa jupe et fait le petit cochon (!) avant de chanter Swine autre morceau électro présent sur "ArtPop". Ses danseurs portent des masques de cochons et se tirent dessus avec de la peinture. Ils créent ainsi des toiles, à la valeur artistique que nous vous laisserons juger.

Le Zénith est plongé dans l’obscurité pour une pause de plus de 3 minutes. Gaga ! Gaga ! scandent les fans avant d’entonner l’hymne des stades : "Seven nation army".
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La star revient comme une princesse dans une belle robe couleur argent et très scintillante. Celle-ci est ouverte sur le devant et laisse ses jambes nues. Cette fois, elle porte de très longs cheveux blancs et file s’installer au piano pour une version unplugged de Gypsy.

Après l’intro, elle confie qu’à chaque fois qu’elle revient sur Paris, elle se demande si les choses ont changé. Mais, soyez rassurés "la France you are always the same" ! Ses guitaristes la rejoignent avant que le morceau n’accélère. Elle se lève pour rejoindre le centre de la scène, apparaissant sa robe ouverte (devant), à la Jean-Paul Gaultier.

Paris ! Les amis… à bientôt ! dit-elle pour nous saluer avant d’être aspirée avec ses musiciens sous la scène.

Il est déjà 23h15 lorsque le concert prend fin. Un remix dubstep d’"Applause" est diffusé dans l’enceinte du Zénith alors que nous rejoignons la sortie.



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