Beyonce à Bercy (Paris - 2013)

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Beyonce à Bercy (Paris - 2013)
Il y a plus de 15 ans déjà, nous découvrions Beyoncé Knowles au sein de son groupe les Destiny’s Child. Mais, c’est depuis 2003 que la jeune américaine a démarré sa carrière solo avec le succès qu’on connaît et de nombreux tubes tels que "Crazy in love" et "Single ladies". Depuis 2005, elle n’apparaît plus aux côtés de Kelly Rowland et Michelle Williams. Le trio s’est seulement reformé pour le Super Bowl en février dernier et pour l’enregistrement de l’inédit "Nuclear" l’année dernière.

Alors que nous attendons tous son cinquième album solo, c’est à l’occasion de son passage parisien avec The Mrs Carter Show que nous avons voulu voir ce phénomène sur scène le 25 avril 2013.




19 heures. La première partie commence. Elle est assurée par Luke James, un chanteur américain de R’n’B que nous découvrons et dont l’album "Made to love" est attendu pour bientôt. Son créneau c’est le R’n’B à l’ancienne. Luke commence donc par nous montrer son talent en s’attaquant au Sexual healing de Marvin Gaye. Puis, il poursuit avec quelques titres de son répertoire comme "Hurt me", "Be bad" ou "Make love to me".

Le jeune homme est aussi très sexy. Il fait crier la foule (filles et gays) lorsqu’il retire son t-shirt. Le titre des deux chansons suivantes est identifiable dans la mesure où il s’inscrit derrière lui. Il s’agit donc de I.O.U. et de I want you avec lequel il achève cette première demi-heure musicale.



Nous patientons avant le début du show en visionnant deux pubs où Beyoncé apparaît. L’une d’entre elle a été tournée pour une association caritative pour enfants et l’autre pour la boisson Pepsi.20h10. Le premier tableau du show démarre avec un film aux images blanches, ambiance Gaga, très reine. 8 jeunes femmes défilent aussi sur scène avant l’arrivée de Beyoncé, sous les effets de lumières et les cris des fans. Le show peut véritablement commencer avec son hymne Run the world (Girls). La star est en forme et a retrouvé sa ligne après la naissance de sa petite Blue Ivy Carter dont le papa n’est autre que Jay-Z.

Les mouvements du bassin et ceux de sa courte jupe blanche se poursuivent sur le très saccadé End of time. Beyoncé et ses danseuses se déchaînent sur ce titre également tiré de son quatrième album.

Les cheveux qui ondulent sous les ventilateurs, la star prend ensuite la parole pour s’adresser à son public parisien : "Yesterday the crowd was unforgettable...". L’américaine parle beaucoup sur l'intro de Flaws and all, chanson présente sur la réédition de "B’day". Elle a écrit cette ballade aux boucles rapides avec Ne-Yo et sa soeur Solange qui poursuit sa carrière plus difficilement.

Ses musiciens et choristes forment une ligne horizontale derrière Beyoncé qui reste immobile sur cette chanson très vocale sur laquelle la diva insiste particulièrement sur le "But in your eyes I'm a queen".

La chanteuse cours en coulisse pendant l’interlude "You are a queen". Nous visionnons un film dans laquelle elle manipule une couronne dans une zone désaffectée.

Beyoncé regagne la scène pour une version très sombre de If I were a boy, dans un moment intense qu’elle mènera en tenant fort son pied de micro. Pour la série de chansons qui arrive, la jeune femme de 31 ans portera également un body et une casquette pailletée de couleur noire.

Très sexy et sûre d’elle même, la chanteuse commence à entonner Get me bodied avant de s’interrompre pour faire crier ses fans. S’adressant à la foule éclairée à gauche, puis à la fosse de droite, la diva et toute sa troupe nous donne le beat de ce morceau... et cela fonctionne, tout le monde fini par chanter ce morceau très groovy. Ses danseuses l’entourent et nous assistons à une belle partie dansée.

Toute la troupe féminine menée par Beyoncé est alignée devant un grand écran sur Baby boy, diablement efficace morceau sur lequel on entend la voix du jamaïcain Sean Paul. La mise en scène est excellente, visuellement. Celle-ci se poursuit alors en images sur le plus urbain Diva qui bénéficie d’un montage effréné.

Au début, ses danseuses restent également immobiles, alignées devant ce large écran, avant de nous offrir une chorégraphie endiablée au rythme des percussions. Des petites flammes éclairent aussi la scène alors que les amateurs de déhanchements chorégraphiés sont ravis d’admirer les talents de la star et de sa troupe.

La musique est hypnotique et jouissive sur l’interlude vidéo qui s’installe ensuite. Nous écoutons Beyoncé qui récite un texte sur la séduction à la manière de Madonna dans ses shows. A la fin de ce film en noir et blanc et plein de sensualité, Beyoncé déclare "tonight I’ll be a naughty girl" !

Les lumières rouges prennent le relais et ses danseuses sensuelles déambulent sur le "Love to love you Baby" de la regrettée Donna Summer. La réorchestration de ce Naughty girl est une vraie réussite. Mrs Carter fait son retour entre 2 paravents avant de rejoindre ses copines pour une danse lascive. Ceux sont ensuite le trio The mamas qui viennent ponctuer ce morceau.

N’ayant pas quitté la scène, Beyoncé et ses choristes enchaînent sur Party devant un visuel dédié à Las Vegas où se multiplient les Je t'aime sur écran. Ceux-ci se séparent afin de laisser ses danseuses la rejoindre dans de nouvelles tenues à plumes. Très cabaret.



Cette première partie était vraiment excellente, nous avons un peu moins apprécié la suivante qui a cependant démarré par un bel interlude.

Pendant que des jeunes femmes dansent devant l’écran, celui-ci nous montre la silhouette de Queen Be, partie par partie, jusqu’à ce que nous découvrions le visage de la reine. Dans ces belles images, la femme de Jay Z porte la tenue qu’elle a choisie pour l’affiche de ce nouveau spectacle. La musique est toute gentille au début avant de partir sur le délirant morceau "Express yourself" de Diplo, le nouveau producteur en vogue.

Les tenues sont très colorées par la suite. Beyoncé porte une longue robe rouge à voile sur Freakum dress, titre sur lequel un guitariste vient faire des étincelles pendant son solo.

Deux danseuses sortent par une trappe pour une danse contemporaine au sol. Puis, c’est Beyoncé qui arrive également par-dessous la scène. Accompagnée de son guitariste sur I care, la chanteuse apparaît dans une tenue en cuir que l’on verrait bien portée par Janet Jackson.

Ce morceau est lent mais néanmoins rythmé. De sa prestation vocale, il se dégage une belle intensité. Ce sentiment est renforcé par son allure mi-tigresse, mi-femme fatale, sous son chapeau qui laisse néanmoins ses cheveux volés sous la force du ventilateur.

Le projecteur dessine un rond sur l’écran derrière elle pour illustrer I miss you. Seule, elle interprète cette autre ballade alors que des mots et des silhouettes défilent sur l’écran déployé derrière elle.

Après ces down tempo que nous avons moins apprécié, le show à l’américaine reprend de plus belle. Sur Schoolin' life, le visuel est excellent. Il s’agit simplement de lumières qui forment des néons, mais c’est un tel déluge de lumières qui met bien en valeur Beyoncé et ses girls en minijupes, que nous avons bien apprécié ce moment. Les instruments sont également bien présents sur ce morceau enjoué. Nous avons apprécié cette ambiance festive sur ce morceau qui se conclu avec un solo du trio de choristes.


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