2 Unlimited / MNM Back to the 90's (Anvers - 2013)

  • 05/04/2013

Le duo néerlandais l’avait annoncé lors d’une conférence de presse en décembre 2012 et dans l’interview que nous avait accordé Ray en janvier 2013 : 2 Unlimited donnerait son premier vrai concert à Anvers le 30 mars 2013.

Mis à part qu’ils seraient accompagnés de leurs musiciens et la présence d’invités, Ray n’avait pas voulu nous en dire plus. C’est dans leur pays les 15 mars à Amsterdam (De Melkweg) et le 22 mars à Utrecht (Tivoli) à l’occasion des répétitions en public que les 2 Unlimited dévoilaient un peu ce que pourrait rendre leur show au Sportpaleis.

30 mars 2013. Il est 17 heures quand nous commençons à patienter. Deux jeunes gays seulement attendent devant nous. Il fait vraiment froid en cette journée. L’affiche vaut pourtant la peine de faire un effort. Il est difficile pour les 2 Unlimited de nous surprendre après leur concert réunion en avril 2009 : 40 minutes de show et plus de 13 ans qu’on attendait cela. Mais, cette fois le duo veut donner le meilleur au public, c’est pourquoi ils se sont associés à cette soirée des 90s pour nous proposer un vrai concert.

Nous entrons vers 19h30 dans cette grande salle que nous connaissons bien pour y avoir vu Milk Inc à plusieurs reprises. Nous prenons place sur la musique d’Inner City ("Good life") et de Tony di Bart ("The real thing") et commençons à entrer dans l’ambiance sur cette bande son. Le programmateur (il n’y a pas encore de dj !) nous passe toute une série d’artistes que nous aimerions bien voir sur scène : Double You, MC Sar, CB Milton et Technotronic. Nous espérons qu’ils seront là pour les prochaines éditions.

L’attente se poursuit avec du Stereo MCs, du Michael Jackson et du C+C Music Factory. La classe !

21h10 Le dj monte le son avec "Power of American Natives" et nous réveille avec le "Night train" de Kadoc. Les fans de 2 Unlimited reconnaissent ensuite des brides de "Maximum overdrive" sur du Future Breeze ("Why don’t you dance with me") puis le "Inside of me" de Milk Inc. Viennent ensuite Usura avec "Open your mind".

Nous apercevons alors le photographe officiel de 2 Unlimited, William Rutten, et pensons donc que le concert va commencer de façon imminente, mais nous avons le droit à The Tamperer, Mousse T. (Horny) et au "Bright on time" de Black Box à 21h25, soit un peu de retard par rapport à ce qu’on nous avait communiqué.

Le Sportpaleis est plongé dans l’obscurité sur l’intro de Jump for joy. Les faisceaux de lumière se baladent sur la scène. L’écran qui occupe toute la largeur de la scène s’allume et nous apercevons Ray se préparant sous la scène à quelques mètres de nous.

Grosses percussions et c’est la mélodie de Spread your love qui démarre. Le logo de 2 Unlimited tournoie sur l’écran qui diffuse un visuel rouge vif. Le duo apparaît parmi une fumée blanche, épaisse, sous les applaudissements du public. Cà commence !

Entourée de leur troupe de danseurs et de leurs musiciens, Ray et Anita nous chantent cet extrait de leur best of "Unlimited hits". Nous découvrons les nouvelles tenues du duo, façon boule à facettes, dont chacune d’entre elles reflètent la lumière. Les couleurs sont magnifiques et nous en avons plein les yeux.

Sans transition, c’est la mélodie de Let the beat control your body qui raisonne désormais sous les lumières bleues. Là aussi, les musiciens se font entendre sans toutefois transformer ce tube. Ils donnent de la puissance à ce morceau et de l’énergie à un auditoire déjà très réceptif. Anita tourne autour de son complice comme pour lui demander de… laisser le rythme contrôler son corps.



C’est ensuite Faces que nous avons la joie d’entendre pour la première fois sur scène. Les musiciens font un excellent travail en rejouant cette belle mélodie. Ray assure au rap. Anita a seulement quelques parties à chanter sur ce single. Le duo est très à l’aise sur cette grande scène. Surprise ensuite car c’est une reprise qui arrive rapidement. Il s’agit du Hello de Martin Solveig que Ray et Anita ont choisi de chanter. La chanteuse assure les parties vocales tandis que Ray y ajoute le rap de Faces.

C’est The real thing qu’ils font ensuite avec les drums du batteur aussi puissantes que le rap du néerlandais. Sa partenaire, elle, monte dans les aigus sur ce titre qui lançait leur (troisième) album du même nom. L’illustration est parfaite avec de belles images qui viennent s’ajouter à celles tournées live.

Les musiciens se déchaînent avant que ne retentissent les sirènes et la partie ragga : "Shake your booty-booty shake" ! Ray se rapproche d’Anita et de ses danseuses portées par l’énergique chorégraphie. C’est une scène que nous avons déjà vue lors de leurs prestations live mais c’est toujours un plaisir car c’est une telle réussite.



L’un des deux danseurs tend une casquette à Ray sur la mélodie de "Niggas in Paris" sur laquelle Ray nous concocte un bon freestyle. Au final, le rappeur lance sa casquette, ciglée 2 Unlimited, dans le public. C’est raté pour nous même si l’objet n’est pas retombé bien loin.

Alors que le logo tourne sur des images d’immeubles, Anita, qui avait quitté la scène, revient pour le premier refrain quasiment a cappella de Maximum overdrive. Les moteurs ronflent sur ce morceau bien soutenu dans sa partie rock.

Sur The magic friend, il se rapproche d’Anita et leur complicité transparaît. Ce n’est pas un groupe reformé pour l’argent, cela se voit au plaisir q’ils prennent d’être ensemble sur scène. Workaholic est fondu avec le précédent ce qui est logique car ces singles sont sortis au début de leur carrière. On apprécie le passage avec les cloches, bien présentes sur ce morceau.

Fin de ce petit medley. Les fans applaudissent avant que ne démarre le beat reagga-dance de No one. Cette chanson a aussi été un succès bien qu’il soit un peu différent de leur discographie. Les musiciens ont ce soir bien retravaillé le groove qui se dégage de cette chanson festive. Il met bien en valeur le rap légendaire de Ray, la voix d’Anita est quant à elle bien maîtrisée sur ce titre à la cool. Le tempo ralenti à la fin et le duo s’agenouille face à face sous nos applaudissements.



Encore plus lent : une ballade. Le groupe n’en chante jamais sur scène mais, pour ce grand concert, cela est indispensable. C’est Nothing like the rain qui est choisi ce qui ne nous surprend pas car c’est la seule ballade que 2 Unlimited a sorti en single. C’était en 1995.

Le guitariste y insère un petit solo sur lequel il fait couiner son instrument tout en finesse. Le logo du groupe est affiché sur l’écran. Ray et Anita se donnent la main pour ce moment de tendresse... avant d’être aspirés par la trappe sous la scène. Les quatre musiciens reprennent la mélodie alors que les artistes sont en coulisses pour un petit break.



Mais le public est invité à bouger avec le premier guest. Il s’agit de l’américain The Madstunt Man qui déboule avec son hymne I like to move it. Nous n’aurons le droit qu’à un titre des Reel 2 Real, le tube mondial resté dans la mémoire collective. C’est la première fois que nous voyions cet artiste sur scène. Il est en effet peu invité à se produire en Europe même si cela lui est déjà arrivé de venir jouer à Paris, Bruxelles et à Genève ces dernières années.

Le mythique logo s’affiche en grand sur l’écran. La mélodie de Do what’s good for me jouée par les musiciens tourne en boucle comme la boule à facette qui vient d’apparaître sur l’écran ovale. Anita et Ray portent de nouvelles tenues à base de chaînes dorées. La famille et les amis de Ray et/ou Anita viennent s’asseoir juste devant la scène pour les encourager.

Anita est charmante sur l’intro d’Here I go, autre single de 1995. C’est un plaisir de réentendre ce tube joué dans une version légèrement ralentie mais toujours aussi efficace. C’est peut être la version qui a été la plus retouchée pour ce soir. Il s’en dégage une telle intensité que Ray se met à terre.




Le groupe a récupéré son nom en juillet 2012 et est... Still unlimited. C’est d’ailleurs le nom de ce morceau qu’on aurait aimé voir en single tant son beat électro est puissant. Les facettes tournent encore sur l’écran. Le duo s’écarte du centre de la scène pour un solo de danse de la part d’un des membres de la troupe. Autre morceau à l’instrumental très connaissable, Twilight zone, plus ancien il date de 1992 mais n’a rien perdu en force de frappe.

Anita prend la parole pour présenter les musiciens. Tout le monde frappe des mains sur Seven Nation Army et reprend les "ooh ooh ooh". Imparable. Cela montre aussi l’intérêt d’avoir des musiciens live.

Grand moment aussi pour nous désormais avec notre première de In da name of love. C’est le premier single qu’ils ont sorti en 2010 sous le nom de Ray & Anita. Ce morceau nous avait dérouté lors des premières écoutes avant de tourner en boucle sur notre lecteur CD. Ce passage est un vrai plaisir pour nous.

Après un léger break, le morceau repart en version électro bien appuyée par le live band. Il est ensuite mixé au Satisfaction de Benny Benassi et toute la troupe danse ensemble sur cet hymne. Tout le monde saute de joie devant cette mélodie imparable de l’italien qui tourne désormais beaucoup dans les clubs du monde entier.

Après avoir enfilé une nouvelle veste en cuir, Ray revient ensuite présenter ses amis qui le rejoignent sur scène. Il s’agit de theDutchables avec lesquels le rappeur, sous le pseudo Raytack, a sorti récemment le single What U waitin' 4, accompagné également de la chanteuse Lovebug. Tout ce petit monde est heureux de partager cette grande scène.

Le Sportpaleis est plongée dans le noir pendant que nous visionnons une vidéo d’introduction. Dans une nouvelle combinaison moulante, Anita Doth arrive à son tour pour sa chanson en solo avec l’excellent Ain't gonna wait on love. Elle a posé sa voix sur ce redoutable morceau signé de ses amis John Van Noten & Nils Van Zandt. La chanteuse retourne en coulisse alors que le duo continue aux platines avec "Seven nation army", "Fuego fuego" (Outhere Brothers) et "Whoomp There it is" (Tag Team).



Tout le monde chante "Maria I like it loud" et c’est déjà Get ready for this qui est régulièrement diffusé dans les enceintes sportives. Ils réussissent toujours à mettre le feu avec un tel titre. Au passage, nous découvrons les nouvelles tenues des 2 Unlimited. Il s’agit d’une combinaison noire avec des motifs rouges pour Ray et d’une grosse robe avec les mêmes couleurs pour Anita.

Ray et Anita s’adressent ensuite au public avant de jouer leur plus gros succès. Le public chante donc No limit. Les sirènes retentissent et la mélodie que tout le monde connaît met le feu au Sportpaleis. Le visuel représente des silhouettes qui dansent comme dans un jeu vidéo.

Là maintenant c’est notre tube préféré Tribal dance. Le beat est tout aussi efficace et les musiciens sont encore plus présents pour les percussions. Des flammes brûlent sur le décor et nous ne pouvions mieux espérer comme mise en scène. Ray s’éclate avec les danseuses et ajoutent les paroles de "Let the beat control your body" sur la fin. Le morceau n’est pas totalement terminé car les musiciens ajoutent un extrait de "Smells like teen spirit" de Nirvana pour un gros délire… avant que la mélodie tribale reparte de plus belle.

Ray prend la parole et remercie ses amis présents ce soir. Le spectacle se termine avec le morceau dont on avait eu un aperçu en ouverture : Jump for joy. C’est leur morceau le plus speed et les 2 Unlimited veulent donc frapper fort pour le final. C’est réussi : tout le monde sautille dans le Sportpaleis.

Le duo lève les bras en l’air pour nous dire au revoir et Ray nous remercie en prenant la parole pour nous annoncer la suite du programme : MNM Back to the 90’s.



22h55. Le concert de 2 Unlimited est déjà fini. Nous avons passé un très bon moment avec ces stars de l’eurodance qui ont eu du temps pour chanter de bonnes chansons qu’ils ne jouent généralement plus sur scène. Les fans espéraient bien sûr un inédit, ou un nouveau remix mais il n’y en aura pas. Pas même le single "Nothing 2 lose". Nous attendions aussi quelques invités supplémentaires comme les 2 Brothers on the 4th Floor et Milk Inc par exemple. Mais non, l’autre duo néerlandophone n’était pas là, ni leurs musiciens d’ailleurs.

Nous garderons un bon souvenir de ce show où Ray et Anita ont porté de nouvelles tenues, toujours signées de Tycho Boeker pour Prince Charming. Toujours très travaillées, celles-ci correspondent tout à fait à ce que l’on pouvait attendre de ce duo qui a toujours soigné ses looks.

La scène était magnifique, en forme d’œil, ou plutôt de forme ovale comme le logo bien connu de ces stars des années 90 qui devraient bientôt sortir une nouvelle compilation de remixes. Mais, nous n’aurons pas la primeur de ces nouvelles versions. Rien au merchandising, même pas les t-shirts évoqués par Ray en janvier. Il n’y avait pas non plus d’effets pyrotechniques pour leur concert.

Les visuels sur les écrans derrière eux étaient par contre très réussis. Le tout était simple, mais cette simplicité aura sûrement comblé les espérances de ceux qui les suivent depuis tant d’années sans jamais ne les avoir oubliés. Ray a assuré au rap comme toujours. Anita n’avait pas de choristes pour l’aider, seulement des bandes pré-enregistrées par-dessus lesquelles elle chantait live.

Nous avons donc beaucoup apprécié ce concert. A quand le retour ?

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